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Biodiversité
Cultiver la biodiversité sur les exploitations

Les pratiques des agriculteurs peuvent contribuer à favoriser la biodiversité. Les travaux du projet IBIS vont permettre de les développer dans une approche globale de l’exploitation.

Les participants à la réunion d’information sur le projet IBIS ont pu remarquer les insectes auxiliaires de cultures dans la bande enherbée, installée par Bruno Dupas, exploitant à Oiron.
Les participants à la réunion d’information sur le projet IBIS ont pu remarquer les insectes auxiliaires de cultures dans la bande enherbée, installée par Bruno Dupas, exploitant à Oiron.
© DR

 

La chambre d’agriculture, le Conservatoire régional  des espaces naturels (CREN) et la Fédération départementale des chasseurs sont partenaires du projet IBIS, sigle qui signifie « Intégrer la biodiversité dans les systèmes d’exploitations agricoles ». Ce projet démarré en 2008 est piloté par la Chambre régionale d’agriculture du Centre avec le concours financier du compte d’affectation spécial développement agricole et rural (Casdar) et associe des partenaires de Lorraine, Picardie, Centre, Poitou-Charentes et du Maine-et-Loire . Localement, le conseil général des Deux-Sèvres apporte aussi son concours  financier à des actions visant la mise en œuvre de pratiques favorables à la biodiversité.

Le 10 juin à Oiron, les partenaires d’IBIS ont présenté les travaux réalisés et les perspectives  d’actions à conduire avec des agriculteurs et les acteurs des territoires. « L’agriculture est à la fois source de biodiversité car le vivant est à la base de son outil de production mais peut aussi  être cause de son érosion par des pratiques inadaptées. La biodiversité peut aussi rendre des services importants à l’agriculture, directement et indirectement.  Ce constat et cette prise de conscience ont amené de nombreux acteurs à s’intéresser à ce lien ténu entre agriculture et biodiversité. Et ce, par la mise en place de programmes expérimentaux, de formation et de développement », a précisé Bruno Lepoivre, président de la commission environnement de la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres.

 

Biodiversité et rentabilité

Le projet IBIS s’est fixé trois objectifs. Tout d’abord, réaliser un référentiel des pratiques et aménagements favorables à la biodiversité. Douze fiches sur les pratiques ont été rédigées sur, entre autres, le travail du sol, les cultures intermédiaires, le raisonnement des phytos, l’agroforesterie, les prairies, les récoltes. Mais aussi douze  fiches sur les aménagements possibles sur l’exploitation : bandes enherbées, couverts faunistiques, floristiques, pollinisateurs, fossés, haies, arbre ou encore bâti. Une méthode de diagnostic et de conseil auprès des agriculteurs à été élaborée sur la biodiversité en s’appuyant sur un réseau d’exploitations agricoles en système grandes cultures ou polyculture-élevage avec la collaboration des conseillers aux compétences complémentaires, agricoles et naturalistes. Raphaël Grimaldi, du Cren, a montré comment des fiches 

« milieux » pouvaient être mises à profit pour une première appréciation des potentialités écologiques des milieux de l’exploitation et de leurs intérêts. « A partir du  diagnostic et en nous  appuyant sur la cartographie qui resitue l’exploitation dans son contexte, nous avons pu voir avec les agriculteurs  comment développer des pratiques favorables à la biodiversité tout en préservant la rentabilité des exploitations », ont expliqué  Claire Grimaldi, de la chambre d’agriculture et Dominique Vincendeau, de la fédération des chasseurs. Bruno Dupas, agriculteur à Oiron qui fait partie des cinq fermes du réseau IBIS dans le département parmi les 80 en France, a témoigné de la mise en place des bandes enherbées : « J’avais déjà sur mes parcelles des murets et des noyers. En installant en plus une bande enherbée tout autour, j’intensifie le processus naturel en proposant plus de zones refuges  pour les insectes auxiliaires de cultures comme les carabes ou les syrphes », a-t-il expliqué. Débutant dans la gestion de la biodiversité sur son exploitation, il participe également à des formations organisées par la chambre d’agriculture sur la reconnaissance et la gestion des insectes auxiliaires. 

Enfin, les partenaires du projet se sont fixé comme troisième objectif la valorisation et la diffusion des travaux. « L’ensemble de la boîte à outils sera disponible à l’automne », a précisé Lionel Grandemange.           


 

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