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La maladie de Lyme : méconnue et transmise par les tiques

Le Centre national de la Propriété forestière organise une réunion d'information sur la maladie de Lyme le 27 avril à Puymoyen. Cette maladie véhiculée par les tiques est très mal connue en France.

Marc Mounier, ingénieur au CNPF  à Angoulême.
Marc Mounier, ingénieur au CNPF à Angoulême.
© Alexandre Merlingeas

Le CNPF va un peu dévier de son habituel programme de réunions techniques en direction des propriétaires forestiers en organisant une conférence sur la maladie de Lyme le 27 avril à 14 h 30 à la salle des fêtes de Puymoyen. Guy Mathieu, représentant régional de l'association Lyme Sans Frontières, interviendra sur le sujet pour expliquer les différentes facettes de cette maladie peu connue en France. « C'est clair, nous visons un plus large public avec cette réunion, explique Marc Mounier, ingénieur au CNPF et organisateur. Nous avons diffusé l'information auprès de la chambre d'agriculture, de la Fédération de chasse, de la Fédération de randonnée pédestre, des organismes impliqués dans l'environnement et auprès de la MSA. Les forestiers ne sont pas les seuls concernés même si je connais des collègues ou des camarades de formation qui ont été touchés. Dans le monde forestier, c'est même reconnu comme une maladie professionnelle ».


Un anneau rouge

La maladie de Lyme reste assez méconnue en France. « Elle est prise en compte de manière relativement récente et le corps médical ne semble pas trop s'y intéresser. En plus, elle est difficile à diagnostiquer. On l'appelle la grande imitatrice », affirme Marc Mounier.
D'autant plus que les tests de dépistage ne sont pas très fiables. En France, 30 000 cas ont été recensés mais il y en a sans doute bien plus vu les symptômes multiples (une centaine) qui peuvent facilement prêter à confusion. Transmise uniquement par la tique, la maladie de Lyme connaît 3 stades (voir encadré) avec quelques symptômes récurrents tels des douleurs articulaires, une grosse fatigue ou des troubles cognitifs comme des pertes de mémoire ou d'équilibre. Au stade primaire, soit 2 ou 30 jours après une piqûre de tique, un bon moyen de détection reste l'apparition d'un anneau rouge appelé érythème migrant centré sur la zone du corps touchée, accompagnée de symptômes grippaux. Un traitement antibiotique d'au minimum 3 semaines est alors suffisant. Mais, cette marque rouge n'est pas systématique. « Nous voulons attirer la vigilance des gens sur certains symptômes récurrents comme les douleurs articulaires ou les états grippaux. Les solutions restent encore la prévention en portant des vêtements longs lorsqu'on se rend en forêt ou dans des espaces herbeux. Il faut aussi s'inspecter le corps au retour d'une balade. Lorsque l'on trouve une tique accrochée, il est important de bien savoir l'enlever. Les remèdes de grand-mère comme mettre de l'éther ou de l'huile sont à proscrire car au moindre stress, la tique recrache ce qu'elle a ingéré et c'est ainsi qu'on attrape la maladie et d'autres microbes. La meilleure solution est d'utiliser un tire-tique qui ressemble à un mini pied de biche ».
Il existe aussi des sprays anti-tiques qui peuvent être mis sur les bras et les jambes ainsi que les vêtements. Le 27 avril, les organisateurs espèrent bien attirer l'attention du plus grand nombre sur les symptômes et les méthodes de prévention. La participation à la réunion sera libre et gratuite. Elle commencera par la diffusion du film d'une durée d'une heure : "Quand les tiques attaquent".

Traitement antibiotique


Il n'existe pas de test sanguin fiable à ce jour pour le dépistage de la maladie de Lyme. L'examen clinique (symptomatologie) prévaut pour sa détection. Au stade primaire, soit 2 à 30 jours après la piqûre, trois semaines minimum de traitement antibiotiques sont prescrits. En phase secondaire, plusieurs mois après la piqûre, le traitement antibiotique est prolongé. En phase tertiaire, soit plusieurs années après la piqûre, les agents infectieux se sont installés, enkystés dans tout l'organisme et la maladie devient chronique. On analyse alors l'ensemble des traitements spécifiques pour chacun d'entre eux. Dans tous les cas, il paraît nécessaire de renforcer l'immunité de l'organisme ainsi que ces fonctions drainantes. La prise d'antibiotiques et d'autres anti-infectieux ciblés peut provoquer des réactions (herx), signe de la destruction de bactéries. "Mieux vaut insister sur la prévention et la détection rapide quand on voit les débats autour de l'utilisation massive des antibiotiques", explique Marc Mounier, du CNPF.

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