Aller au contenu principal

FCO
La vaccination contre la FCO ne sera bientôt plus obligatoire

La vaccination contre la FCO ne sera plus obligatoire à partir de novembre et les éleveurs pourront eux-mêmes vacciner. Mais pas pour les animaux exportés.

Pour éradiquer la FCO à sérotypes 1 et 8 en France, le taux de couverture vaccinal doit rester supérieur à 80% durant la campagne 2010-2011.
Pour éradiquer la FCO à sérotypes 1 et 8 en France, le taux de couverture vaccinal doit rester supérieur à 80% durant la campagne 2010-2011.
© S. Leitenberger

 

Jusqu’au 1er novembre, la vaccination contre la FCO reste obligatoire mais l’Etat ne la prend plus en charge. A partir de cette date, changement de cap. Les éleveurs vont pouvoir eux-mêmes vacciner leurs animaux et cette vaccination n’est plus obligatoire. « Nous nous félicitons que le droit rejoigne le bon sens », commente GDS France, dans un communiqué du 21 juillet.

Toutefois, cette décision du ministère de l’Agriculture ne donne pas entière satisfaction aux éleveurs. Les animaux destinés à l’exportation, notamment les broutards, continueront à être soumis à la vaccination et elle ne peut être effectuée que par un vétérinaire sanitaire. Il faudra sans doute attendre un peu encore avant qu’elle ne soit plus obligatoire, elle non plus. De même une zone d’ombre subsiste quant à la vaccination obligatoire par le vétérinaire du cheptel souche ayant donné naissance aux animaux exportés.

Ces assouplissements ont été pris « au regard de la très bonne situation sanitaire française vis-à-vis de la FCO », soulignent les GDS. Ils expliquent cette amélioration par la vaccination de masse mise en œuvre sous l’autorité de l’Etat et avec son concours financier.

L’ANSES* (ex-AFSSA) fait toutefois remarquer que cette situation ne doit pas masquer « la persistance des risques de résurgence de la maladie ». Selon elle, l’éradication de la FCO à sérotypes 1 et 8 du territoire français paraît possible si le taux de couverture vaccinale reste supérieur à 80% durant la campagne 2010-2011. Cet appel à la prudence est relayé par le GDS des Deux-Sèvres. Le groupement conseille aux éleveurs « de ne pas baisser la garde » et « de ne pas faire trop vite des économies ». Il les invite à continuer à protéger leur cheptel en vaccinant eux-mêmes bovins et ovins ou en ayant recours à leur vétérinaire.

Une campagne d’explication et de sensibilisation va être mise en place. Le dispositif de lutte se poursuit, mais d’une autre manière. Il repose donc désormais largement sur les éleveurs eux-mêmes.

 

(*) ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

L'Ukraine et son agriculture face à la guerre
Nicolas Turquois et Pascal Lecamp, se sont rendus en Ukraine avec une délégation du MoDem. Les cinq jours sur place ont permis…
Louis Gemot, Thomas Vezien, Jack-Yves Mehée, Mathéo Mounier sont élèves au lycée de Venours.
Aprèm'technique à Venours

Dans le cadre du projet d'information et de communication qu'ils doivent réaliser pour leur BTS ACS'AGRI, Louis Gemot,…

Karine Desroses regrette cette suppression de fonds nationaux dédiés à la formation professionnelle, dans le contexte d'augmentation du taux de chômage.
500 sessions de formation suspendues en région
La semaine dernière, la Région avait réuni les organismes de formation et acteur de l'emploi et de la formation professionnelle,…
Les élus ont investi la cantine du collège de Latillé au moment du repas 100% local.
Le goût du local jusque dans les cantines
Pour mettre un peu plus l'accent sur leur démarche d'achat de produits locaux, 38 cantines inscrites sur Agrilocal ont participé…
Les vergers d'oliviers sont mis en palissage, comme des vignes.
Oliviers : une diversification adaptée à la Vienne ?
Après une intervention lors du forum des opportunités qui avait suscité l'intérêt de plusieurs agriculteurs, la chambre d…
Alexandre Humeau ( à droite) a jugé vendredi après midi les animaux qui concourraient pour leurs qualités bouchères.
Deux juges de la Vienne officient au Sommet de l'élevage

Pour Alexandre Humeau, c'était une première. L'éleveur de Limousines de Dienné est juge officiel de la race depuis plus de 15…

Publicité