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L'emploi agricole en 2030, en 4 scénarios

Trois jours pour travailler sur la thématique « emploi et travail en Cuma », pour parler avenir, prospective, pour échanger, partager des idées, ont eu lieu à La Rochelle.

Cyril Jaquin, de la FNCuma vise 1 000 nouveaux emplois d’ici 2 ans.
Cyril Jaquin, de la FNCuma vise 1 000 nouveaux emplois d’ici 2 ans.
© AC

Trois jours pour travailler sur la thématique «emploi et travail en Cuma», pour parler avenir, prospective, pour échanger, partager des idées. «Face à l’évolution des exploitations et aux demandes de plus en plus importantes, on doit développer les outils dans les fédérations, avec la volonté d’accompagner et de mettre les moyens. Il est important de construire, de partager pour développer les groupes et les emplois» explique Cyril Jaquin, viticulteur en Ardèche et pilote du groupe «Emploi-travail» au sein de la FNCuma. Fort d’un réseau de 12 260 Cuma, «un agriculteur sur deux est en Cuma» précise l’élu, dont 1 600 Cuma employeurs pour 4 700 salariés, avoir pour objectif 1 000 nouveaux emplois d’ici deux ans, se semble pas utopiste.

4 scénarios pour 2030

Pour aborder l’emploi, la FNCuma avait convié Muriel Mahé, du centre d’études et de prospectives du ministère de l’agriculture. Elle a mené une étude «Métiers, qualification et emplois liés à l’enseignement agricole : 4 scénarios d’ici 2030», en fonction des évolutions économiques et sociétales, pour décrire la situation des métiers des filières agricoles dans 20 ans. Tous prennent en compte un certain nombre d’invariants, comme l’urbanisation de la société française ou la révolution digitale, et fluctuent en fonction du rythme de la croissance économique, des politiques qui soutiennent ou non le verdissement et imposent des normes plus ou moins strictes en matière de travail, environnement, urbanisme ou santé. Les 4 scénarios sont différents et plausibles. Il s’agit de se projeter, de donner des éléments d’interrogations pour se poser la question «et si cela devait arriver comme je me positionne, que fais-je ?» explique Muriel Mahé. À l’issue de cette présentation, des échanges très intéressants ont permis de mettre en exergue le besoin de se former, de mettre les moyens pour communiquer sur les métiers pour attirer les futurs salariés et les fidéliser, de faire évoluer le management, d’amener plus de digitalisations chez les adhérents. Les profils de salariés évolueront, mais prévient  Muriel Mahé, «la spécialisation n’empêche pas la polyvalence. On peut être spécialiste à un moment de sa carrière professionnelle et changer de spécialisation. C’est aussi une manière d’avoir une évolution de carrière». Reste maintenant à concrétiser toutes les actions et réaliser un bilan pour la prochaine biennale de ce forum, qui aura lieu en 2020 dans les Hauts-de-France.

 

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