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Réduire l’intervalle de traite pour se libérer plus tôt

Des essais conduits par l’Inra montrent qu’il est possible de rapprocher les deux traites quotidiennes afin de réduire l’amplitude horaire de la journée de travail.

L’intervalle de traite moyen actuel est de plus de dix heures.
L’intervalle de traite moyen actuel est de plus de dix heures.
© D.R.

Selon une enquête dans les élevages bretons, l’intervalle de traite moyen s’affiche à 10 h 20, contraignant les éleveurs à une forte amplitude horaire de travail.Trois essais ont ainsi été réalisés en testant des intervalles entre deux traites consécutives allant de deux heures trente à vingt-quatre heures (monotraite). Au-delà de 50 jours de lactation, la réduction de onze heures jusqu’à cinq heures d’écart entre traites a peu d’effet sur la production laitière (-5 % environ). « En revanche, pour des écarts inférieurs à cinq heures, la diminution de production s’accentue pour atteindre 10 % et jusqu’à 28 % dans le cas de monotraite. Le retour à deux traites régulièrement espacées montre par ailleurs qu’il n’y a pas d’effet sur la réduction de l’écart entre traites par rapport à la production laitière », souligne Valérie Brocard.

Les essais conduits n’ont mis aucun effet significatif en évidence, ni sur le taux protéique, ni sur le taux de matière grasse tant que deux traites par jour sont conservées et ce, même séparées d’un faible intervalle de temps de trois ou cinq heures. En ce qui concerne les cellules, seuls les lots avec un intervalle de traite de deux heures trente et en monotraite ont subi une détérioration avec un passage de 100 000 à 150 000 cellules pour le premier et à 500 000 pour le second.

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