20 000 marcheurs à Angoulême : la ville de la BD était Charlie, le 11 janvier
Plus de 20 000 marcheurs à Angoulême, 11 000 à Cognac, 3 000 à Barbezieux, 1 300 à Chasseneuil-sur-Bonnieure, etc., qui s’ajoutent aux 1 200 et aux 500 personnes qui avaient défilé la veille à Confolens et à Jarnac, les chiffres de la marche républicaine, organisée dimanche 11 janvier en Charente, donnent le tournis.



Ils sont à l’image de la mobilisation qui s’est emparée de tout le pays, avec plus de 3,7 millions de Français manifestant dans les rues. Un tiers se sont retrouvés à Paris, « capitale du monde », selon l’expression du président de la République, François Hollande, qui a défilé, entouré par une cinquantaine de dirigeants d’Etats étrangers.
Mais quel que soit le lieu, le même recueillement, les mêmes salves régulières d’applaudissement, les mêmes slogans, assortis de crayons ou d’affiches fièrement brandis pour dire non à la barbarie.
A Angoulême, le lieu de départ du rassemblement avait été fixé depuis le parvis de l’hôtel de ville, mais c’est surtout son fronton qui a attiré les regards. La mairie était en effet parée de deux kakemono : l’un à l’effigie de Fauve, le chat-mascotte du dessinateur Lewis Tronheim brandissant sa pancarte « Je suis Charlie » ; l’autre affichant les noms des douze premières victimes des attentats (celles de Charlie Hebdo, auxquelles s’ajoutent les cinq victimes tombées à Châtillon puis Porte de Vincennes).
Dimanche 11 janvier, le long cortège s’est ébranlé à partir de 15 heures pour se diriger très lentement vers le musée de la BD, où une grande fresque attendait les dessinateurs en herbe.
Angoulême, ville de la BD, aura encore l’occasion de rendre hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo lors du prochain festival de la bande dessinée, qui s’ouvre à la fin du mois (du 29 janvier au 1er février).
Franck Bondoux, délégué général du festival, annonce déjà la création d’un prix Charlie de la liberté d’expression. Entre autres...