Bassin de la Seudre : Après les paroles, vient le temps de l'action
Le SAGE acccepté en juin dernier passe à la phase «projet de territoire» et sera soumis à l'avis du public.

La Seudre, ses 64 kms, son bassin versant de 750 km2, sa traversée de 67 communes, entre l'anticlinal saintongeais et les coteaux de Gironde, finit dans la baie de Marennes-Oléron... Ce pourrait être le texte d'un dépliant touristique. C'est le point de départ d'un long travail d'inventaire, de géographie entrepris depuis plus d'une décennie : le Sage (schéma d'aménagement et de gestion des eaux). C'est un document patiemment élaboré sur le terrain ou plutôt sur un bassin, sur plusieurs années. A la fois, un immense état des lieux, des objectifs que l'on assigne à ce bassin et des actions pour y parvenir. Le «pilote» de l'affaire, c'est la CLE (commission locale de l'eau), aidé par le SMAS Sage Seudre *. Une fois ce décor, trop simplement planté, on oublie les heures carrées de réunions, de rencontres, de débats, le nombre d'études, de cartes qui ont été nécessaires pour parvenir à l'approbation du SAGE. Et c'est chose faite depuis juin pour la Seudre. On a même passé l'étape suivante : celle de recueillir les avis des organismes et des collectivités locales sur ce SAGE. Globalement, le SAGE, tel qu'il est rédigé aujourd'hui, convient à la quasi-totalité des collectivités sollicitées (communes, chambres consulaires, collectivités locales, EPTB, etc.) Deux organismes publics ou mairies ont émis un avis défavorable, la Chambre d'agriculture, la commune de Sablonceaux. Vient ou viendra en complément des ministères, une sorte de «correction de la copie», le rapport environnemental.
Lire le dossier complet sur le SAGE Seudre, ainsi que les réactions d'Aurélie Babin et Yvette Thomas dans la version papier du 10 février