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Bien choisir son brise-vent en élevage

Les brise-vent disponibles sont nombreux et leur choix se révèle parfois délicat. L’Institut de l’élevage vient de sortir un catalogue.

Les dispositifs brise-vent sont essentiels pour une ambiance de qualité : «de l’air sans courant d’air».
Les dispositifs brise-vent sont essentiels pour une ambiance de qualité : «de l’air sans courant d’air».
© B. Griffoul

La protection contre les courants d’air est assurée par la pose d’un dispositif brise-vent sur les ouvertures ventilantes, de façon à réduire la vitesse de l’air entrant mais tout en favorisant un débit minimal, de manière à ce que les gaz et la vapeur d’eau issus de la respiration des animaux et de la dégradation des litières soient évacués. Dans le but bien sûr d’obtenir une ambiance de qualité dans un bâtiment d’élevage en période hivernale. Les jeunes ruminants sont en effet particulièrement sensibles aux courants d’air qui peuvent être un facteur aggravant des pathologies respiratoires. «On admet que 0,25 m/s pour les jeunes animaux et 0,50 m/s pour les adultes sont les valeurs maximales acceptables en continu sur les aires de vie», note l’Institut de l’élevage.

Plusieurs critères à prendre en compte

Quelques critères sont à considérer pour bien choisir son brise-vent. Le premier est l’aptitude à s’opposer aux risques de courant d’air, autrement dit le coefficient de réduction de la vitesse du vent, appelé l’efficacité E. «Par exemple, une efficacité de 0,80 (soit 80 %) signifie que la vitesse est réduite de 80 % lors de la traversée du brise-vent. Si le vent souffle à 10 m/s à l’extérieur, sa vitesse passe à 2 m/s à l’intérieur. En général, on retient une efficacité de 0,85 à 0,90 pour des veaux ou de jeunes animaux en site exposé et de 0,75 au moins pour des adultes, pour une pose à proximité immédiate de l’aire de vie.»
En second lieu, il faut prendre en considération le «coefficient multiplicateur de surface, CM», pour s’assurer que le débit d’air obtenu avec cette protection reste suffisant. L’installation d’un brise-vent modifie la surface réelle perméable aux échanges d’air et diminue en conséquence le débit. Il est donc nécessaire d’augmenter la surface d’entrée d’air protégé par rapport aux besoins définis, pour une ouverture libre.
La forme géométrique des ouvertures du brise-vent rectifie également le débit d’air. Un test normalisé permet de définir le coefficient de multiplication à appliquer à la surface libre pour obtenir le débit attendu. Il est primordial de tenir compte du résultat pour renouveler suffisamment l’air du bâtiment. Pour cela, appliquer le coefficient à la surface d’entrée. «Par ailleurs, lorsque les entrées d’air sont en limites d’une zone occupée par les animaux, il est recommandé de placer la base de l’entrée d’air à 2 m au moins au-dessus du niveau de l’aire de vie pour éviter les retombées d’air froid en hiver.»

Intégration, résistance, prix… des critères à ne pas oublier

D’autres critères complémentaires peuvent permettre d’affiner la sélection comme la couleur, la résistance mécanique, la résistance à l’empoussiérage, la protection contre la pluie, le prix au m2 posé, la facilité de pose ou la transmission de la lumière. Même si la couleur verte est habituelle, des variantes existent (crème, sable, gris) pour favoriser une intégration paysagère plus harmonieuse. La résistance mécanique, correspondant à l’effort de traction supportée par le matériau, est essentiel dans la résistance à la déchirure, tout comme la résistance à l’abrasion. «Le risque d’empoussièrement est accru lorsque les orifices sont de petites dimensions et de géométrie complexe. Par ailleurs, certains matériaux laissent plus facilement passer la pluie que d’autres. Les bardages en planches sont plus efficaces. La facilité de pose représente un élément essentiel surtout en autoconstruction tout comme le prix », souligne l’Institut de l’élevage. C’est surtout le prix au m2 posé qui distingue les solutions techniques disponibles. Ces prix s’échelonnent de moins de 20 €/m2 à plus de 150 €/m2.

 

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