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Choisir son pulvérisateur en fonction des composantes

Si le pulvérisateur en grandes cultures est de plus en plus sophistiqué, les règles de base pour obtenir une qualité d’application sont les mêmes : il faudra toujours des buses utilisées à la bonne pression et respectant la bonne dose/ha.

Depuis 2016, les pulvérisateurs doivent être contrôlés tous les 5 ans. En revanche, au 1er janvier 2020, le délai sera réduit à 3 ans, comme dans la majorité des pays de l’Union européenne.
Depuis 2016, les pulvérisateurs doivent être contrôlés tous les 5 ans. En revanche, au 1er janvier 2020, le délai sera réduit à 3 ans, comme dans la majorité des pays de l’Union européenne.
© AC

Le pulvérisateur en grandes cultures regroupe de nombreux composants et offre à l’utilisateur de multiples possibilités facilitant la mise en œuvre et la qualité du travail. Daniel Colin, conseiller machinisme à la chambre d’agriculture et évaluateur d’un très grand nombre de pulvérisateurs, propose de faire le point sur les repères techniques pour chaque élément de ce matériel sophistiqué.

Trois matériaux sur le marché pour la cuve


Le polyéthylène rotomoulé est utilisé par la majorité des fabricants. Il permet d’obtenir des formes optimisées permettant un bon brassage, un bon nettoyage, une vidange quasi complète et un repliage des rampes avec un moindre encombrement. Le polyester, moins utilisé, se répare facilement mais autorise des formes plus simplistes. L’inox, plus coûteux et plus résistant aux chocs, est très peu utilisé.

Les rampes, pensées par les constructeurs


Les rampes en acier sont souvent réalisées par le constructeur de pulvérisateurs. La forme est adaptée au souhait du constructeur pour prendre le moins de place possible au repliage. Les rampes en aluminium proviennent en majorité du même constructeur (Pommier). Elles ont l’avantage de ne pas rouiller mais les réparations imposent une soudure de l’aluminium.
L’objectif est d’avoir un gabarit routier inférieur à 2,55 m de large et ainsi d’éviter que les rampes ne viennent au contact de la cabine du tracteur pendant les déplacements.

La mise en œuvre de la pulvérisation


La manipulation des vannes est soit manuelle et guidée par des pictogrammes, soit motorisée par un terminal dédié situé sur le pulvérisateur ou par un terminal situé en cabine. La commande du circuit de rinçage peut également se faire avec le terminal en cabine. Il faut néanmoins vérifier que l’incorporateur a bien été rincé.

L’essieu pour protéger


La suspension essieu limite les contraintes liées aux secousses. Elle protège le pulvérisateur, et surtout la rampe, pendant le transport et au travail. Elle peut être complétée par une suspension sur le bâti de rampe et sur la flèche des pulvérisateurs traînés.
L’essieu directeur limite l’écrasement de la culture dans les courbes et en bout de champ. La largeur des pneus et de la voie déterminent l’angle de braquage. Ce type d’essieu peut être remplacé par une flèche pilotée suiveuse, mais il convient d’être vigilant face au risque de renversement.

Deux grandes familles de pompes


Deux types de pompe peuvent être proposés aux utilisateurs de pulvé : les pompes à piston-membrane, auto-amorçantes, sont les plus courantes. Elles ont un débit maximal plus faible mais montent facilement en pression, notamment pour l’utilisation de buses anti dérive à injection d’air. Le principal entretien concerne le remplacement des membranes et des clapets.
Les pompes centrifuges avec une ou deux turbines, en fonction du constructeur, permettent de gros débits. Certains constructeurs proposent de petits artifices pour faciliter l’amorçage. L’entretien concerne l’usure de la turbine et du diffuseur. La remise en état doit se faire quand le pulvérisateur n’arrive plus à monter suffisamment en pression. Un même pulvérisateur peut être équipé de deux pompes : une pour le remplissage et le brassage et une dédiée à la pulvérisation.

La circulation de la bouillie dans la rampe


Plusieurs montages sont possibles pour la circulation de la bouillie mais la circulation discontinue est la plus utilisée. Cependant, pour les rangs de grandes largeurs, il faut une quantité considérable de bouillie pour atteindre les extrémités de la rampe, ce qui pose souci au démarrage du premier tour.
Le montage à circulation semi-continue permet, avec des retours calibrés en cuve à chaque extrémité de tronçon, de ne plus avoir de zone non rincée et d’augmenter la vitesse de circulation dans les rampes.
La circulation continue permet quant à elle d’alimenter en continu la rampe, même quand les buses ne débitent pas. Le principe d’alimentation des rampes oblige à ouvrir et fermer les jets avec un système pneumatique ou par électro-aimant.

Les montages à plusieurs buses


Au niveau des porte-jets, plusieurs buses peuvent être alimentées en même temps. Le montage avec deux buses permet de conserver le dosage par hectare à des vitesses différentes sans trop modifier la pression de travail. Le montage avec quatre buses prépare la pulvérisation à de futures modulations de dosage intraparcellaire. La variation de débit peut aussi se faire avec le montage d’une buse commandée par électro-aimant modulant la largeur d’impulsion. Le spectre d’utilisation de la buse est multiplié par 2,5.

Contrôle tous les 5 ans


Depuis 2016, le contrôle concerne tous les types de pulvérisateurs, excepté les pulvérisateurs à dos. Sont donc concernés tous les pulvérisateurs à rampes de toutes largeurs, les pulvés arbo et viti, les pulvés montés sur semoir, bineuses, quad, les stations de traitement de semences, les systèmes utilisés dans les serres…
Les appareils neufs sont à contrôler tous les 5 ans. Toutefois, à partir du 1er janvier 2020, la validation du contrôle sera de 3 ans, comme dans les autres pays de l’Union européenne. Cette année, il faut faire contrôler les pulvérisateurs achetés neufs en 2014 et les pulvérisateurs qui ont été contrôlés en 2014. Des pénalités de 1 à 5 % des aides Pac peuvent être appliquées.

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