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Découverte
Des racines profondes à St-André-de-Lidon

Être attaché à sa commune ne s’explique pas, mais se vit. Jean-Claude Courpron, ancien viticulteur et syndicaliste, propose une balade et des découvertes à Saint-André-de-Lidon.

Jean-Claude Courpron est "viscéralement attaché" à sa commune de St-André-de-Lidon.
© Laurence Guilemin

Avec la belle vitrine qu’offre le département, le choix est large pour peu que l’on aime la mer : on pense de suite à La Rochelle, la « locomotive » Fort Boyard, les îles, mais aussi Royan. Mais demander à un Charentais-Maritime le lieu qu’il affectionne particulièrement, ne va pas obligatoirement être tourné vers des endroits touristiques.
Jean-Claude Courpron s’excuserait presque de ne pas proposer un autre lieu que sa commune. Il est « viscéralement attaché » à Saint-André-de-Lidon, faisant partie de la 7ème génération de la famille installée dans le village, situé à 25 kms de Royan. « Mes racines sont profondes, je suis attaché à ce milieu », souligne avec douceur cet ancien responsable syndical viticole connu, respecté et très apprécié dans les deux Charentes, actuellement président de l’association départementale des anciens maires et adjoints. L’homme aux multiples casquettes (président de l’Adasea, du Cefigeco, du CRJA…) connait sa commune « comme sa poche », après 37 ans de vie municipale, dont deux mandats de maire. Un village qui lui ressemble certainement, lui l’érudit, qui regorge d’anecdotes, de dates, d’histoires, aime aussi la quiétude, la simplicité, les rencontres.
La commune ne compte plus que 8 agriculteurs, principalement des céréaliers et des viticulteurs, comme le fut Jean-Claude Courpron. « Lors de ma première mandature de maire, on en comptait une quarantaine », semble-t-il regretter. Avec un peu plus de 1 000 habitants, la commune a vu sa démographie augmenter au fil des ans. « Nous avons une nouvelle population et la cohabitation avec le monde agricole se déroule bien. ». Les petits commerces, essentiels à la vie d’un village, apportent leur lot de dynamisme : boulangerie, supérette, salon de coiffure, café-restaurant, artisans… tout comme les différentes associations.

De l’inattendu au musée

Lors de la visite du village, avec Jean-Claude Courpron, direction rue du Chamoine Tonnelier, pour la découverte du « musée d’hier et d’avant-hier », dont il est le trésorier. Avec sa modestie, sa discrétion, son humilité qui le caractérisent, il évoque « un petit musée », mais une fois à l’intérieur, dans l’unique salle, très lumineuse, on découvre une véritable caverne d’Ali Baba, une multitude d’objets de toutes sortes ayant servis pour certains métiers, comme le sabotier, le forgeron, le viticulteur, le cordonnier... On voit aussi des ustensiles de la vie courante, d’une autre époque, comme cette plaque de cheminée de 1663. Au cours de la visite, on perçoit l’histoire de Saint-André-de-Lidon.

Ces « petits trésors », la commune les doit à la collection personnelle de Gabriel Dieu, tailleur de pierre sur la commune.  D’ailleurs, la sculpture du fondateur trône à l’entrée. Mais ce qui retient surtout l’attention, c’est un jeu de clés posées à côté d’une statue de la vierge. Avec une certaine fierté, Jean-Claude Courpron les prend dans sa main et explique qu’elles ont une particularité. « C’est un don de Gabriel Dieu, il y a environ 50 ans. Ce sont des clés authentiques des portes de Notre-Dame de Paris, ramenées de Paris, lors d’une mission. » Lorsqu’on connait l’histoire tragique de la cathédrale, cet objet revêt une singularité. La visite terminée, direction l’église Saint-André à quelques dizaines de mètres. Une partie datant du XIIIème siècle est classée Monument Historique en 1943. Elle a été ruinée pendant les guerres de Religion au XVIème siècle. La chapelle de deux travées voûtées d’ogives possède une crypte ossuaire. « Paul-Marie Tonnellier a été le curé de Saint-André-de-Lidon pendant plus de 51 ans. Également historien, il a écrit des ouvrages sur la pierre et les églises romanes de Saintonge. Il a fait don à la commune de l’histoire du village et une partie inédite de l’histoire de France. Il est aussi l’un des fondateurs de l’Académie de Saintonge », relate l’enfant du pays.

À savoir

Le village offre aussi la possibilité de faire du vélorail, sur une ancienne voie ferrée abandonnée entre Cozes et Gémozac. Une belle occasion pour découvrir les paysages, l’essence même de la commune.
Le fils de Jean-Claude Courpron, lui aussi viticulteur, propose aussi une nouvelle activité : la pratique de trottinette tout terrain électrique pour découvrir le vignoble.
La quiétude des lieux, la verdure invitent aussi à se promener dans la forêt, à profiter de la fraicheur de la Seudre et ses petits affluents, lors d’un pique-nique. Des moments simples, reposants offrant un instant de déconnexion, de dépaysement.
Le musée est géré par l’association “musée d’hier et d’avant-hier”. Prendre rendez-vous avant de venir au 05 46 90 09 49 ou 05 46 98 14 86. L'entrée est gratuite. 

 

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