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Excès et rareté de l’eau ont mené la vie dure au développement du maïs en 2020

Après un automne et un hiver très pluvieux, une part non négligeable de parcelles initialement prévues en céréales d’hiver a finalement été emblavée en maïs. En Poitou-Charentes, on observe une augmentation sensible des surfaces de maïs.

© Arvalis

Les semis de maïs ont débuté dès le début du mois d’avril pour les plus précoces, sur des sols parfois refermés, conséquence d’un début de printemps très séchant faisant suite à un hiver très pluvieux. La majorité des implantations de maïs a été précoce cette année, avec une part importante de semis réalisée entre le 10 et le 25 avril. En revanche, les pluies persistantes de fin avril à mi-mai ont conduit à des semis tardifs de fin mai, voire juin, pour les dernières parcelles implantées, notamment derrière des dérobées. Si les préparations ont parfois été délicates après les pluies abondantes, sous l’effet des températures très douces d’avril et début mai, les levées ont été rapides et régulières.

Des conditions favorables au développement

Jusqu’à début juin, les températures ont été largement supérieures aux médianes décennales, offrant aux maïs des conditions très favorables à leur développement. Les démarrages rapides ont permis d’esquiver certains ravageurs de début de cycle (taupins, mouches…) ; ce sont surtout les corvidés qui ont encore été très pénalisants sur cette campagne. Quelques dégâts de sangliers, plus localisés, mais qui restent lourds de conséquences, sont également à signaler. Aux alentours du 8 mai, de gros orages localisés (avec des références à plus de 100 mm) ont pu provoquer ennoiement et asphyxie pour certaines parcelles.
À partir de la mi-juin, un temps frais et pluvieux s’est installé et a réduit l’avance prise par les maïs sur le début de cycle. Ces pluies ont comblé le déficit hydrique qui commençait à s’installer depuis la fin mai.

Toutefois, le mois de juillet et la première quinzaine d’août ont été totalement secs. En situations non irriguées, les maïs ont souffert du manque d’eau. Le phénomène a été particulièrement sévère dans les sols peu profonds et sur les semis tardifs, notamment derrière une récolte tardive d’une culture dérobée car les maïs étaient à ce moment-là dans une phase de forte sensibilité au stress hydrique.
Le retour des pluies à la mi-août a néanmoins permis d’assurer correctement le remplissage des grains et de compenser en partie le déficit de grains. Des secteurs sont cependant restés peu arrosés, notamment dans la Vienne, le nord des Deux-Sèvres et l’ouest de la Charente, avec des rendements fortement pénalisés.

Des rendements pénalisés mais corrects

La campagne 2020 a également été marquée par la précocité des vols de foreurs, notamment des sésamies, désormais présentes sur toute la région et qui ont provoqué des dégâts de type pied de ponte en début de cycle. En revanche, les pyrales se sont faites plus discrètes. Les dégâts de foreurs ont finalement été modérés en fin de cycle, leur présence étant surtout notable sur tiges.
Les récoltes se sont déroulées dans des conditions favorables. Les récoltes de maïs fourrages ont débuté dès la mi-août pour les parcelles les plus précoces. Les rendements se sont révélés très corrects avec une moyenne régionale à 10-12 t/MS/ha (soit +4 % par rapport à la moyenne quinquennale). Pour le grain, les rendements sont en moyenne à 85 q/ha.

Ces moyennes cachent des disparités parfois importantes, notamment liées à la date de semis des parcelles. Si les semis précoces esquivent en partie les épisodes de sécheresse, les parcelles semées plus tardivement – après le 10 mai notamment – les subissent de plein fouet. Dans les secteurs, où la pluie n’est pas revenue en quantité suffisante en août pour assurer le remplissage, les effets de la sécheresse sont encore plus sévères.

 

Comment apprécier la valeur alimentaire des variétés ?
Les graphiques « valeurs énergétiques » (à retrouver dans les articles de ce dossier) comparent la dNDF (digestibilité des fibres NDF = parois végétales, calculée avec le modèle M 4.2), en fonction de la concentration en amidon dégradable dans le rumen. Ils montrent comment la valeur énergétique de la variété est construite. On recherche des variétés à forte valeur UFL, mais une même valeur UFL peut être obtenue avec des profils différents. Pour optimiser le potentiel énergétique de la variété, la composition de la ration devra tenir compte de son profil : variété type amidon, à associer impérativement avec une part d’herbe significative ; variété type fibre, utilisable dans toutes les rations.

 

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