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Rentrée
A Luché-Thouarsais, la Fnsea 79 se réaffirme syndicat de propositions

Jeudi 26 août marquait la rentrée de la section bovins viande de la fédération 79. L’occasion d’échanger sur les difficultés de la conjoncture avec les représentants du département, de la préfecture, du Sénat, et le président de la FNB, Bruno Dufayet.

Le président des JA de Saint-Varent, Sylvain Dallet, et le président de la Fnsea 79, Denis Mousseau, remettent une motion aux sénateurs Mouiller et Favreau pour la PPL Besson-Moreau.
© Chloé Poitau

Tout a commencé bien sûr avec de la convivialité. Une vingtaine d’éleveurs deux-sévriens se sont retrouvés aux Gaec familial Les Granites, à Luché-Thouarsais, pour leur rentrée syndicale.

Passées les retrouvailles, ils ont pu poser leurs questions en direct à Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine (FNB) ayant fait spécialement le déplacement pour évoquer avec eux l’avenir de la filière.

Sans surprise, c’est le sentiment d’inquiétude qui prévaut :

« La PAC qui se préfigure équivaut à une perte de 12% d’aides sur notre exploitation, indiquent Sylvain et Denis Dallet, les deux frères du Gaec. Or les aides, c’est notre salaire, le reste part dans les charges. L’enveloppe gouvernementale de cet été, c’était un coup d’épée dans l’eau, il fallait trop de critères pour y prétendre ».

Enjeux de survie, enjeux de bien-vivre

Aux Granites, on n’est pas restés les bras croisés : « on a mis en place beaucoup de choses (lire encadré ci dessous), juste pour gommer la perte de l’ICHN, de près de 20 000€. Pourtant, il manque minimum 1€ sur chaque bovin », reprennent les éleveurs.

Pour Bruno Dufayet, patron de la FNB, appuyé par les cadres de la Fnsea 79, il est urgent de construire les perspectives à 20 ans pour la filière. Et cela passe par une pression à maintenir sur les opérateurs. « Eleveurs et syndicats doivent se montrer tenaces dans la négociation » argue-t-il, lui qui a décidé de ne plus siéger à Interbev tant que l’interprofession ne proposera pas un plan de filière clair et réalisable.

« A l’heure où 55% des éleveurs atteignent 55 ans et plus, c’est un enjeu de survie que d’avoir une rémunération qui couvre les coûts de production », martèle-t-il. Jean-Bernard Sallat, président FNB pour la Nouvelle Aquitaine, approuve :

« Il y a un frémissement du marché dans le bon sens, les prix prennent 1 à 2 cts par semaine, mais on est loin de compenser quand on voit des JB ou taurillons payés à peine 4€, pour un coût de prod établi par l’Idele autour de 4,77€ ».

Denis Mousseau, président de la Fnsea79 ajoute : « Ces sujets, et celui de l’accès facilité à l’eau, comme ici où la création d’une retenue collinaire a permis d’apporter de la luzerne dans la ration, sont en fait des enjeux de bien-vivre pour les éleveurs ».

Egalim : passer de la philo aux résultats

L’après-midi, Catherine Labussière, sous-préfète de Bressuire, les sénateurs Favreau et Mouiller, le directeur des services de la DDT Thierry Châtelain ainsi que la présidente du département Coralie Dénoues, sont venus à la rencontre des exploitants.

Les sénateurs se sont vu remettre, au nom de la Fnsea 79 et de JA79, une motion à propos de la proposition de loi (PPL) Besson-Moreau, qui sera examinée au Sénat courant septembre.

« Je ne souhaite pas l’appeler Egalim 2, mais bien PPL sur la rémunération des éleveurs et la contractualisation, insiste Bruno Dufayet. La première version d’Egalim visait trop large et s’est éparpillée. Il est temps de recentrer sur le fondamental, et surtout ne pas reculer ; de sortir de la philosophie pour entrer dans l’obligation de résultats ».

A la Fnsea 79, on s’apprête à aller voir un par un les opérateurs de la filière pour construire demain. Avec une première étape imminente, le 2 septembre à Paris, où Thierry Bernier représentera les Deux-Sèvres au conseil fédéral de la FNB.

Focus sur le Gaec des Granites

Installé sur 225 ha de cultures, dont 30 ha de cultures vertes, et 20 ha irrigués, le Gaec Les Granites est spécialisé dans l’élevage charolais (100 têtes inscrites en naisseur-engraisseur) et la volaille (30 000 canards prêts à gaver/an). Les quatre membres de ce Gaec familial mettent régulièrement sur pied ce qu’ils appellent des « plans B » pour s’adapter au contexte économique difficile en bovin viande : changement de la ration pour plus d’autonomie protéique grâce à la mise en place de l’irrigation, vente directe (1/4 du cheptel bovin environ), réflexion sur la génétique, vêlage avec un an d’avance pour ajouter un veau dans la carrière de chaque vache…

 

 

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