« Oui à la simplification, si elle va dans le sens des professionnels »
Après Sancerre l’an dernier, la Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées (Cnaoc) organise son congrès à Cognac, les 21 et 22 avril. Interview de Bernard Farges, le président national, qui est aussi celui de la Fédération européenne des vins d'origine (Efow).

- Votre congrès national se tient à Cognac pendant deux jours, avec, comme temps fort le jeudi 21 avril après-midi, une table ronde sur le thème de l’avenir de l’OCM vitivinicole. Etes-vous plutôt optimiste ou pessimiste sur la volonté de la Commission européenne de simplifier la législation communautaire ?
- Bernard Farges : Je suis plutôt inquiet face à ce projet de la Commission Européenne de simplifier la législation viticole communautaire. Les premiers projets de texte présentés par la Direction Générale de l’agriculture (DG agri) de la Commission visaient à remplacer plusieurs règlements européens sur la règlementation vitivinicole européenne, mais ils passaient sous silence de nombreuses dispositions essentielles de la législation actuelle comme l’interdiction faite aux Vins Sans Indication Géographique (VSIG) de faire référence à une origine géographique plus petite que l’Etat membre, par exemple. Après avoir subi une remise en cause des équilibres décidés lors des réformes de 2008 et 2013 (réforme de l’OCM et réforme de la PAC), on pouvait craindre une nouvelle étape vers la libéralisation des Vins Sans Indication Géographique (VSIG) en Europe.
Alors certes, Phil Hogan, le commissaire à l’Agriculture a, depuis, rectifié le tir et annoncé le retrait des textes proposés par la DG agri, mais j’appelle à la vigilance des professionnels.
Lisez la suite de cette interview dans la Vie Charentaise du 1er avril 2016 (page 3)