Sanitaire
Plan Ecoantibio 3 : les anthelminthiques, pas automatiques non plus !
La résistance aux anti-parasitaires est un sujet de préoccupation pour les filières d'élevage. Le GDS Poitou-Charentes fait le point sur ce phénomène et les méthodes permettant de le limiter.

Après la mise en pratique réussie du slogan « Les antibiotiques, ce n'est pas automatique ! », le monde de l'élevage se préoccupe de la résistance des parasites aux produits antiparasitaires (AP) utilisés très banalement assez systématiquement depuis 30 ans. En effet, les scientifiques et certains éleveurs signalent depuis plusieurs années une inefficacité de traitement dans certaines circonstances. Les parasitologues ont démontré qu'en moyenne, la résistance des parasites à un principe actif apparaissait au bout de 8 ans, particulièrement chez les petits ruminants des pays tropicaux.
En 2020, une étude a évalué à 2,1 Mds d'euros en Europe le coût du parasitisme des strongles et des douves, 81% pour pertes induites, et 19% pour les traitements, avec un surcoût dû aux résistances de 38 M € appelé à augmenter. À l'échelle nationale, la France vient d'intégrer la lutte contre les résistances aux antiparasitaires (AP) au plan Ecoantibio 3 (2023-2028)