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Réguler le gros gibier et développer le petit, un équilibre à trouver pour la fédération des chasseurs 79

Guy Guédon a laissé les rênes de la fédération des chasseurs 79 à Guy Talineau lors de l’assemblée générale le 21 avril à Bressuire. S’il se satisfait du travail fourni pour la réintroduction du petit gibier, il s’alarme du doublement du nombre de sangliers en deux ans.

© C.L.

C’est un chapitre de la fédération départementale des chasseurs des Deux-Sèvres qui se clôt : après onze ans à la tête de l’organisme, Guy Guédon a laissé les rênes de la présidence à Guy Talineau lors de l’assemblée générale qui a eu lieu jeudi 21 avril à Bocapole, à Bressuire. Une passation de pouvoir accompagnée du renouvellement de 7 administrateurs sur 16 « qui s’est faite sereinement. Durant cette décennie, on a construit de véritables projets de territoire », assure le septuagénaire. Les Eko’randos, le 3 avril dernier, en sont les exemples les plus récents, de même que le développement des sentiers pédagogiques, qui sont aujourd’hui au nombre de dix en Deux-Sèvres.

Guy Guédon quitte la tête de l’institution sur un nombre quasi stable des effectifs (10 060, soit -1,08 en un an, + 220 nouveaux chasseurs). « Le maintien du petit gibier est un atout majeur pour cette nouvelle catégorie de chasseurs car leur chasse est compatible avec l’équilibre familial. On peut partir quelques heures seulement », précise celui qui restera chasseur.

Et il y a des bonnes nouvelles de ce côté-là, avec un indice kilométrique d’abondance de 5,57 lièvres, un chiffre en hausse depuis plusieurs années. Le travail paye également en ce qui concerne les perdrix et les faisans, dont les effectifs ont été menacés de disparition. Un Groupement intercommunal cynégétique (Gic) vient d’ailleurs d’être créé pour réintroduire la perdrix grise sur les secteurs d’Épannes, La Foye-Monjault, La Rochenard, Val-du-Mignon et Vallans. De manière générale, les lâchers réalisés depuis quelques années commencent à porter leurs fruits. « On ne se satisfait pas de constater la déchéance des espèces, on investit dans des programmes d’aménagement. On fait œuvre utile pour la société », se satisfait le président sortant.
 

Des sangliers en nombre
 

En revanche, la présence des sangliers nourrit les inquiétudes. En deux ans, les effectifs prélevés sont passés de 1800 à 3300. Les comités de vigilance locaux ont du pain sur la planche et les indemnisations tournent autour de 180-190 000 € (pour 208 dossiers) sur la dernière période de chasse, contre 130 000 € l’année précédente. Les animaux profitent de la ressource alimentaire importante de l’hiver (glands, fruits forestiers) et d’un hiver doux qui a préservé les portées. « La chasse ne suffit plus pour endiguer leur présence, regrette le chasseur, qui alerte également sur la situation à venir. En effet, le montant des indemnités est fixé sur le prix des denrées. En passant de 170 € la tonne de blé à 385 €, cette croissance va se répercuter sur nous et va mettre quelques fédérations en difficulté ». 

De plus, outre l’aspect pécuniaire, Guy Guédon regrette la dégradation de la relation avec le monde agricole que chaque dégât implique. La nécessité de réguler n’en est alors que plus forte.

 
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