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Projet de réserves de substitution
Six acteurs agricoles demandent à l'Etat de garantir la sécurité des biens et des personnes

En amont de la mobilisation programmée le 15 janvier à Mauzé par le collectif Bassines Non Merci, la Fnsea79, JA79, la chambre d'agriculture 79, le Naca, la Coopération agricole et la MSA Poitou expriment, dans un communiqué, leur crainte de "nouveaux actes de vandalisme" et appellent l'Etat à "prendre ses responsabilités pour garantir la sécurité des biens et des personnes".

Le 6 novembre, les soutiens au projet s'étaient rassemblés en même temps que les opposants. Des dégradations par les opposants avaient été commises à Mauzé, puis sur une réserve à CramChaban..
© Christelle Picaud

"La souveraineté alimentaire de notre pays se choisit aujourd’hui", rappellent-ils. Six acteurs locaux du monde agricole (Fnsea79, JA79, la chambre d'agriculture 79, le Naca, la Coopération agricole et la MSA Poitou) ont souhaité rappeler, dès le titre de leur communiqué, que le projet des réserves de substitution sert "l’objectif premier des agriculteurs", à savoir "produire et nourrir la population française".

Ce qui motive leur missive, envoyé ce midi aux rédactions locales ? La crainte de nouveaux débordements le lendemain, lors de la mobilisation programmé par le collectif Bassines Non Merci (BNM).

"Malgré son impact positif pour le territoire et sa légalité, ce projet (de réserve, ndlr) connait de fortes hostilités", stipule le document, avant de s'en remettre à l'Etat : " Face aux prochains évènements qui se programment ce samedi 15 janvier, la profession agricole craint de nouveaux actes de vandalisme. Des actes de destruction de réserves de substitution, comme ceux du 6 novembre dernier, ne peuvent être tolérés dans un Etat de droit comme la France".

Le protocole, une base à respecter

Alors que BNM évoque dans son appel à manifester le 15 janvier, un "protocole qui montre enfin son vrai visage" et des "pseudos engagements pour l’agroécologie qui ne sont que pur effet d’annonce", le communiqué des six organisations agricoles de ce vendredi 14 réaffirme l'importance de cet accord, ratifié en décembre 2018 : "Par la mise en œuvre et l’application stricte du protocole d’accord pour une agriculture durable sur ce territoire, les 60 agriculteurs irrigants concernés par la première tranche de travaux des réserves engagent la mise en œuvre des actions prévues en faveur de la biodiversité et de l’évolution des pratiques."

Et ce, "soutenus par l’ensemble des organismes professionnels agricoles du territoire (Coopération et Négoce)", précise encore le communiqué, en en profitant pour recontextualiser : "le protocole d’accord résulte d’une concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire. Les arrêtés d’autorisation pour les travaux engagés ont été délivrés par le Préfet."

Des actes de destruction de réserves de substitution, comme ceux du 6 novembre dernier, ne peuvent être tolérés dans un Etat de droit comme la France

Ne pas céder aux provocations

Le communiqué développe également les enjeux auxquels répond le projet : "Dans un contexte de changement climatique, le stockage de l'eau permettra la sécurisation des productions agricoles sur le territoire, le maintien de l’élevage, le maintien des exploitations agricoles et la possibilité de diversifier les productions (...). Il va contribuer à la réussite de la transition agro-écologique des pratiques agricoles du territoire".

Même si la tension est palpable à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des opposants au projet, le communiqué réitère son appel au calme et "demande aux agriculteurs de ne pas céder aux provocations des opposants", avant de conclure sur une note d'espoir : "Tous ensemble nous réussirons ce projet de territoire".

 

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