Assurances et collectivités en froid
Plusieurs communes de la Vienne n'ont pas pu renouveler, ou sont restées quelque temps sans contrat d'assurance pour leurs bâtiments, en raison de hausses importantes des tarifs. Le point sur les causes et conséquences de cette situation.

Si assurer ses véhicules est une obligation légale, tant pour les particuliers que les entreprises ou les collectivités, souscrire un contrat pour des bâtiments n'est absolument pas obligatoire. Alors quand la note devient trop salée, la tentation peut être de s'en passer. C'est le choix qui a été fait par la ville de Poitiers, où le montant annuel serait passé de 160 000 à plus de 500 000 euros par an. Dans les faits, en cas d'effondrement d'un bâtiment, par exemple, cela signifie que c'est la commune qui devra prendre en charge les frais qui suivront. Une autoassurance qui, on l'imagine bien, n'est pas forcément accessible aux petites communes, dont le budget ne permet pas un tel risque. En revanche, si quelqu'un est blessé, la responsabilité civile de la mairie fonctionnera. À Jaunay-Marigny, Jérôme Neveux a renouvelé son contrat, malgré une hausse importante : de 22 000 à 87 000 euros. Dans le même temps, les franchises en cas d'incident ont progressé.