Tester un métier pour revenir à l'emploi
7 agences Pôle emploi de la Vienne ont récemment proposé aux bénéficiaires du RSA une immersion le temps d'un stage dans des entreprises locales. Exemple à Loudun, où 8 entreprises ont proposé des conventions à une vingtaine d'inscrits.

Depuis le 1er janvier dernier, tous les bénéficiaires du RSA (soit plus de 12 000 personnes dans la Vienne) sont automatiquement inscrits à Pôle emploi. Une mesure nationale dont l'objectif est de faciliter leur retour à l'emploi. Dans l'agence Pôle emploi de Loudun (la plus petite de la Nouvelle-Aquitaine), le nombre d'inscrits est ainsi passé de 1 300 à plus de 2000. "Ils sont en général plutôt satisfaits qu'on vienne vers eux" commente Nathalie Varvy-Henault, directrice de l'agence. "On est prêts et préparés pour les accueillir". Et pour enclencher des contacts avec le monde professionnel, la structure, ainsi que 6 autres dans la Vienne (Civray, Montmorillon, Poitiers Grand Large, Futuroscope, Poitiers Gare et Châtellerault), proposaient la semaine dernière une immersion dans des entreprises du secteur, par le biais de stages assez courts, autour de 2 jours. " Huit structures se sont inscrites, et nous avons une vingtaine de bénéficiaires du RSA qui se sont inscrits, pour les rencontrer". Sur l'intégralité du département, 110 personnes ont participé à cette opération "Je teste un métier".
Tout au long de la journée, ces entreprises ou collectivités locales ont rencontré chacun des bénéficiaires présents, lors de rendez-vous individuels. Kevin Orth, est par exemple reparti avec une convention de stage en tant qu'agent de nettoyage au sein d'Arpavaie, Ehpad situé à Loudun. La blanchisserie Elis Poitou était également présente. L'entreprise recherche actuellement plusieurs opérateurs de production pour la saison."Nous avons des besoins de personnels, en agents, mais aussi de façon urgente pour les soins" explique Laurence Fulneau, d'Arpavie. "Certains bénéficiaires ont choisi jusqu'à 4 immersions. Ça permet parfois de débloquer des a priori, de débuter un contrat par la suite, et cela peut aussi déclencher un parcours de formation, avec une embauche à la clé" se réjouit Nathalie Varvy-Henault.