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Bilan de campagne 2021 du maïs : des rendements jugés «  exceptionnels  »

Bien aidé par une pluviométrie régulière, évitant ainsi les périodes de stress hydrique, le maïs a présenté un rendement historique de 107 q/ha en 2021, avec une bonne qualité d’ensemble. Les cultures ont également été préservées des attaques de ravageurs.

© DR

À l’exception de deux brefs épisodes chauds fin mars et mi-avril, les températures sont restées très modérées, voire fraîches, tout au long du printemps. Cette fraîcheur s’est accompagnée en avril d’une sécheresse très marquée : à quelques rares exceptions locales, les cumuls de pluies n’ont pas dépassé 15-20 mm entre le 15 mars et le 30 avril.

Les chantiers de semis ont démarré fin mars pour se finir au mois de mai, réalisés au gré des rares épisodes pluvieux. Les levées ont souvent été hétérogènes, forçant certains à déclencher l’irrigation pour sauver la levée et optimiser leur désherbage. Seul le retour modéré des pluies début mai a permis de réaliser les derniers chantiers et de régulariser les levées.

La grande vague de semis de fin avril/début mai s’est bien déroulée. Le peuplement s’est mis en place à vitesse modérée, sans stress majeur, malgré les températures relativement peu poussantes.
 

De bons potentiels
 

Il a fallu attendre le 8-10 juin pour observer des températures plus élevées. Cette augmentation notable des températures a marqué le début d’une phase de croissance et de développement plus intense. La deuxième quinzaine de juin, plus douce, a ensuite permis à l’appareil végétatif de se développer, puis les températures ont baissé à nouveau et ont persisté jusqu’à la première décade d’août.

Les floraisons se sont étalées du 10 au 30  juillet, revenant à des dates normales, voire tardives, par rapport aux dernières années. Avec les épisodes pluvieux réguliers du mois de juillet, le statut hydrique des cultures est resté correct en sols profonds, et même dans les sols moyennement profonds sur certains secteurs. Ces bonnes conditions se sont poursuivies jusqu’au 5-10 août, permettant dans la majorité des situations de très bonnes fécondations d’épis ainsi qu’un nombre de grains/m² bon, voire exceptionnel.

Des situations de stress hydriques plus ou moins marquées ont été observées pendant le mois d’août mais ces stress arrivés sur des cultures bien implantées et intervenant après le stade limite d’avortement des grains ont peu dégradé les bons potentiels en place.
 

Une fécondation exceptionnelle
 

L’évolution de la teneur en matière sèche des maïs ensilage est variable en fonction des dates de semis et des secteurs. Ils ont commencé début septembre et se sont étalés sur tout le mois, dans des conditions correctes. Pour les maïs grain, on a assisté à une évolution de la maturité des grains dans la normale sur la deuxième quinzaine d’août, sans rattraper le retard accumulé (50 à 100 °C jours de retard au 1er septembre), faisant craindre des récoltes tardives. Toutefois, le retour des pluies début septembre a accompagné la fin de cycle.

L’absence d’à-coup climatique a permis un bon remplissage des grains. Les récoltes ont débuté après les pluies de début octobre, dans de bonnes conditions, à des taux d’humidité plus élevés que les dernières années et se sont étalées jusqu’au mois de novembre.

Finalement, malgré une phase de semis et d’implantation délicate, la pluviométrie exceptionnelle, notamment par sa régularité au cours des mois de juin et juillet, combinée à des températures douces mais restant poussantes, ont installé un appareil végétatif robuste, une bonne programmation des épis, puis d’une fécondation exceptionnelle. Les faibles stress hydriques d’août ont eu un impact très modéré, arrivant après la période la plus sensible.
 

Un rendement record
 

Côté sanitaire, les ravageurs de début de cycle ont été présents mais peu fréquents, et les attaques sont restées faibles. La campagne a été surtout marquée par des dégâts de corvidés plus fréquents que les années précédentes. Les vols précoces de sésamie, avec des attaques à la fin mai type « pieds de ponte », ont pu impacter le peuplement mais les foreurs sont restés discrets sur la fin de cycle. Globalement, des dégâts sur tiges et épis ont été observés, avec une intensité assez faible.

En désherbage, les interventions les plus précoces ont été réalisées dans le sec, mais le retour des pluies début mai a ouvert une fenêtre climatique d’intervention favorable et les rattrapages ont été effectués dans de bonnes conditions. En revanche, la présence de graines de datura a souvent été détectée, ce qui confirme la montée en puissance de cette problématique dans la région.

En conclusion, le rendement moyen Poitou-Charentes Vendée a atteint un record historique, estimé à 107 q/ha. Excellent en irrigué, exceptionnel en pluvial, il s’est accompagné d’une bonne qualité d’ensemble.

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