Biodiversité
Cultiver la biodiversité pour rétablir les équilibres
Biodiversité
Au cœur du Pays thouarsais, les agriculteurs sont encouragés à implanter des corridors biologiques ici ou là permettant aux auxiliaires des cultures de se développer.

Bruno Dupas et Jean-Luc Babarit, agriculteurs à Oiron, sont convaincus que l’avenir de l’agriculture est dans la lutte intégrée.
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C. P.
Le prix des intrants augmente et le nombre de molécules homologuées baisse. Bruno Dupas et Jean-Luc Babarit, agriculteurs à Oiron, sont convaincus que dans un tel contexte, l’avenir de l’agriculture est dans la lutte intégrée. Céréaliers, tous les deux participent à un programme porté par six structures et collectivités du Pays thouarsais. Préserver la biodiversité et plus précisément les insectes pollinisateurs et les auxiliaires des cultures qui jouent un rôle majeur pour l’environnement et l’agriculture est l’objectif des aménagements aidés dans lesquels ils se sont engagés. Autour d’agriculteurs et d’apiculteurs amateurs, travaillent à ce projet l’association Bocage pays branché, la chambre d’agriculture, le Civam du Haut Bocage, l’association Deux-Sèvres Nature Environnement, la Fédération de la chasse et le Syndicat du Pays thouarsais.« Disposer d’une parcelle ou d’une bande non cultivée, d’une réserve foncière enherbée ou en friche sur lesquelles existent déjà d'autres éléments végétaux du paysage (arbres, haies, bois, couvert enherbé...), c’est disposer d’un réservoir de biodiversité qu’il faut préserver et qui peut être valorisé et développé », explique Claire Grimaldi, de la chambre d’agriculture.Le projet « Couvert pour la biodiversité » a pour objectif de favoriser sur l’ensemble du Pays thouarsais le développement de ces espaces, où la faune et la flore pourront circuler et se développer. Ces espaces permettront aux espèces de trouver des lieux de reproduction, des refuges et de l’alimentation. « Ils permettront aux alliés de l’agriculture que sont les espèces auxiliaires de se développer à proximité de ces couverts à protéger », précise la technicienne en charge du dossier. Les partenaires de l’opération accompagneront les propriétaires de terrains souhaitant s’inscrire dans cette opération. « Le semis d’espèces locales (graminées de prairie, plantes mellifères...) est encouragé et aidée afin de constituer un fonds de prairies naturelles fleuries. »
Pour plus d’informations : Claire Grimaldi (chambre d’agriculture) au 05 49 81 24 50, Civam du Haut Bocage au 05 49 81 80 29, Alain Bigot ( Fédération de chasse) au 06 07 08 37 47 ou Bocage pays branché au 05 49 81 19 04.
Pour plus d’informations : Claire Grimaldi (chambre d’agriculture) au 05 49 81 24 50, Civam du Haut Bocage au 05 49 81 80 29, Alain Bigot ( Fédération de chasse) au 06 07 08 37 47 ou Bocage pays branché au 05 49 81 19 04.