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De l’importance du séchage des fourrages et de l’autonomie

L’accent a été mis sur les fourrages et l’autonomie alimentaire lors de l’assemblée générale du syndicat caprin de la Charente qui s’est déroulé chez son président, Jean-Pierre Monthubert, à Ligné. Ce dernier, qui s’est équipé d’un séchoir à paille en 2015, a pu faire partager son expérience.

Jean-Pierre Monthubert, président du syndicat caprin de la Charente, a fait visiter sa ferme.
Jean-Pierre Monthubert, président du syndicat caprin de la Charente, a fait visiter sa ferme.
© Alexandre Merlingeas

Le prix du lait de chèvres est remonté pour dépasser amplement les 600 € les 1 000 litres en moyenne, et avoisiner même les 700 €. Les éleveurs caprins espèrent que cela va continuer ainsi, voire même augmenter. « Si le prix du lait est remonté, les charges en ont fait de même, en particulier le prix des granulés ou de l’énergie, indique Jean-Pierre Monthubert, le président du syndicat caprin de Charente. Et puis en 2012, on a eu une crise forte qu’un certain nombre d’exploitations ont encore du mal à surmonter ».

L’assemblée générale du syndicat le mardi 27 septembre chez son président à Ligné a été l’occasion de parler autonomie alimentaire et plus particulièrement des fourrages et de leur conservation. Devant d’autres éleveurs caprins, renforcés par des élèves de la MFR de la Peruse, Jean-Pierre Monthubert a fait visiter son exploitation. Il exploite une centaine d’hectares pour 460 chèvres de race Alpines. Il produit 371 000 litres de lait, soit 806 litres par chèvre. Le tout payé en moyenne entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016, 676 € les 1 000 litres. Son système d’alimentation est basé sur du foin à dominante légumineuse.

Son objectif dans l’atelier caprin consiste à augmenter la surface en luzerne et faire du foin pour améliorer l’autonomie alimentaire, et ainsi diminuer au maximum l’apport de concentrés achetés.

 

L’intérêt du séchoir

L’autonomie alimentaire est un des grands leitmotivs de Jean-Pierre Monthubert depuis qu’il s’est installé en 1987. Son but est de fonctionner avec le maximum de produits issus de l’exploitation. Dans cette optique, en 2015, il a investi dans un séchoir à paille au fioul avec lequel il sèche environ 1 000 bottes par an. Un investissement qui s’élève à 130 000 €, avec 40 000 € d’aides du Feader, mais qu’il ne regrette pas aujourd’hui. « Avec mon système foin classique, malgré l’utilisation de luzerne et de trèfle et la complémentation avec mes céréales, je donnais presque 1 kg de concentré acheté, une facture de 68 000 € à l’année. Maintenant, j’ai diminué de plus de moitié mes apports, mais surtout ma facture d’achat d’aliments », explique-t-il. Seul point noir : la consommation de carburant qui se chiffre à environ 8 000 € à l’année pour 12 000 litres en 2015. Mais l’éleveur a déjà un projet en cours avec Cogen’Air qui fait des panneaux solaires hybrides de nouvelle génération produisant simultanément de l’électricité et de la chaleur (voir encadré). Il pense aussi à mettre en place un bâtiment de pré-séchage à la suite du séchoir ce qui lui permettrait d’augmenter le stock et faire attendre le fourrage.

L’éleveur assure qu’il ne faut pas trop se laisser impressionner par le montant de l’investissement du séchoir, tout en s’assurant bien que le montant de l’aliment économisé le couvre. S’il évalue le coût de séchage à environ 60 € la tonne de foin, soit un peu plus que pour de l’enrubannage, « la qualité obtenue n’a rien à voir », dit-il en évoquant aussi l’appétence accrue des chèvres pour ce foin. Il assure avoir baissé la quantité de concentré mise dans la ration de 1 kg par chèvre et par jour à 200 grammes. Pour un résultat optimal, il prévient qu’il faut faire rentrer le foin ni trop humide ni trop sec. « Je le presse quand il arrive à 75 % de matière sèche ».

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