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Porc
La crise porcine s'installe

Ce nouveau coup dur pour la filière est lié à la flambée des coûts de production

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© Réussir
« Nous ne sommes pas dans une crise de marché, mais bien dans une crise des coûts de production », analyse Jan-Peter Van Ferneij, chercheur sur les marchés à l’Ifip-Institut du porc. Les céréales constituant 70 % de l’aliment des porcs, leur prix a un impact direct sur celui de l’aliment.
Parallèlement, le prix du porc n’a pas suivi les coûts de production. Il a même accusé une baisse de 8,59 % en 2007 par rapport à 2006, à 1,118 euro /kg de moyenne. En partie responsable, la production européenne, en augmentation, principalement en Espagne et en Allemagne. Conséquences de ces deux phénomènes, les éleveurs accumulent les pertes depuis la fin de l’été.

50 à 70 % des éleveurs touchés
« Aujourd’hui, même les éleveurs les plus résistants sont touchés », analyse-t-on au cabinet de conseils Cogédis des Côtes-d’Armor. Avec 40 cents  d’euros de pertes par kilo de porc produit début janvier, la « capacité de résistance des éleveurs » s’effrite sérieusement. « 50 à 70 % des éleveurs français seront touchés par la crise », estime Georges Douguet, du CER des Côtes-d’Armor.

Jusqu’à quand peuvent-ils tenir ?
Les fabricants d’aliments peuvent permettre certaines facilités aux éleveurs, notamment des paiements plus échelonnés ou plus tardifs. Mais ils se plaignent des difficultés qu’ils éprouvent à répercuter à leurs clients les hausses auxquels ils font face, étant obligés de rogner leurs marges. L’issue de la crise ne devrait pas intervenir avant le second semestre 2008, voire le début de 2009. Tout dépendra du redressement espéré des cours et surtout de la baisse éventuelle du prix des céréales. En attendant, la profession s’organise. Elle vient de mettre en place une caisse d’avance de trésorerie dotée de 100 millions d’euros. Parallèlement, le gouvernement français a annoncé un plan d’allègement des charges, tandis que la Commission européenne autorisait fin 2007 le retour des restitutions.
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