Aller au contenu principal

Les éleveurs caprins se rebellent contre la flambée des taxes

Les éleveurs caprins ont manifesté devant la préfecture d’Angoulême pour dénoncer l’explosion des taxes, notamment celle sur l’équarrissage. Une délégation a été reçue à la préfecture.

“J’ai payé 1 400 € en décembre et j’ai reçu une nouvelle facture du même montant en mars. L’écart est énorme par rapport au 350 € que l’on payait les autres années”, explique Christophe Lizot, éleveur à Souvigné. Même son de cloche du côté de Grégory Flaud qui a vu sa taxe d’équarrissage bondir de 700 % ! “Le prix de vente de notre fromage ou de l’achat du lait que l’on produit n’a pas été augmenté d’autant”, souligne l’éleveur de Juillé. Jean-Pierre Monthubert, le président du syndicat caprin de Charente, abonde dans ce sens : “Si le prix du lait avait été augmenté, on pourrait payer une telle facture qui est multipliée par 6 mais ce n’est pas le cas”. Le syndicat a demandé à nouveau une hausse du prix du lait de 40 € les 1 000 litres et annonce des actions prochainement dans les laiteries. “Si on avait eu cette augmentation que l’on réclame depuis plusieurs mois, on ne serait sans doute pas là aujourd’hui, affirme David Tireau, éleveur à Villefagnan. On subit une augmentation des taxes depuis deux ans alors que le prix du lait n’augmente pas et que les trésoreries ont été fragilisées par la dernière crise”.

Ils étaient une vingtaine de chevriers à s’être réuni devant la préfecture d’Angoulême le 28 avril dernier à l’appel du syndicat caprin de la Charente avec l’appui de la Chambre d’agriculture de la Charente. L’objectif de cette manifestation était de faire remonter l’information au ministère que le désengagement de l’État du dispositif de financement de l’équarrissage était à l’origine de cette explosion des coûts qui a été répercutée sur les éleveurs par le biais de la “CVO amont” qui est passé de 0,32 € par chèvres à 1,84 €. Et à cela s’ajoute la fin de l’aide sur les boucles électroniques qui va multiplier par 4 le coût. Le Préfet étant en vacances, une délégation a été reçue par Lucien Giudicelli, secrétaire générale de la préfecture, et Thierry Touzet, de la DDT. Elle était composée de Xavier Desouche, président de la Chambre d’agriculture, de Philippe Varacher, vice-président, et de Christian Laloi, président du comité d’orientation de l’élevage, de Jean-Pierre Monthubert, du syndicat caprin, et de David Tireau, également du syndicat et secrétaire général des JA de Charente. “Ils sont conscients que la charge est terrible. Maintenant, ils n’ont pas beaucoup de leviers car une aide directe serait dénoncée par la Commission européenne. La seule solution est de faire fléchir les abatteurs pour qu’ils mettent un peu plus la main à la poche”, a dit Jean-Pierre Monthubert à l’issue de la rencontre.

La Chambre d’agriculture de la Charente interpelle le ministre

Dans un courrier adressé à Stéphane le Foll, les élus de la Chambre d’agriculture de la Charente ont tenu à apporter leur soutien aux éleveurs caprins en détresse et à interpeller le ministre “sur des faits qui vont se révéler destructeurs dans les jours qui viennent pour l’élevage caprin en Charente”. Visés dans le courrier : l’explosion des coûts d’équarrissage facturés aux éleveurs à laquelle s’ajoute la fin des aides sur le bouclage. “En raison du désengagement de l’Union Européenne, et de l’État, la facture va se trouver multipliée par quatre pour les éleveurs caprins”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Les recrutements concernent notamment des opérateurs de collecte, de juin à fin juillet.
Le recrutement des saisonniers est lancé
Terrena, Océalia et Cérience ont lancé il y a déjà quelques jours leurs opérations recrutement à travers les premières annonces…
L'EARL Sibel Vendéènnes (Saint-Maurice-la-Clouère) a décroché le prix de championnat jeunes béliers.
La Vienne ramène 10 médailles et 9 plaques du Sia

Jus de fruits

Or pour le cocktail non pétillant pomme framboise de Gargouil (Charroux).

Alexandre Usson cultive ses légumes sur 7 hectares dont 8000m2 de serres.
7 hectares, 6 jours de marché, de la vente en grandes surfaces et en direct
À Ceaux-en-Loudun, Alexandre Usson est seul aux manettes de l'EARL depuis l'été dernier. Rejoint par son épouse qui développe l'…
La troupe presque au complet à l'occasion d'une répétition
Théâtre : les Tri'Thuré jouent "Ferme à Vendre"
La section théâtre du Foyers Loisirs de Thuré monte sur les planches pour 9 représentations dans le Châtelleraudais. Une pièce…
L'annonce de Donald Trump fait une nouvelle fois trembler les producteurs de spiritueux.
Avec ses taxes, Trump menace le marché du cognac

Le message posté le 13 mars par le président américain sur les réseaux sociaux, menaçant d'infliger 200 % de taxation aux vins…

Béatrice Guyonnet est responsable de service Patrimoine Culture à la Communauté de communes Vienne et Gartempe. Ici, sur le site Gallo-romain de Mazamas à Saint-Léomer.
Mazamas pour ouvrir la saison des p'tites balades

Dans le cadre de la convention Villes et pays d'art et d'histoire, la Communauté de communes Vienne et Gartempe propose une…

Publicité