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Les ovins de la Vienne à l'honneur au Sia

Dans la liste des animaux du département présents au salon de l'agriculture, Porte de Versailles, les ovins sont les plus nombreux. Et ils se sont cette année encore particulièrement démarqués.

Il n'imaginait sûrement pas repartir les bras si chargés. Éleveur à Nieuil-l'Espoir, Philippe Berger a en effet fait carton plein lundi dernier avec ses ovins Île-de-France, puisqu'il a remporté pas moins de dix médailles, dont le prestigieux prix d'ensemble. Une fierté que l'agriculteur attribue au travail de l'ensemble des éleveurs. "Nous travaillons tous à redynamiser une production qui était tombée en désuétude".

Dans l'allée des moutons Vendéens, Kévin Sicard (Saint-Maurice-la-Clouère) repart lui avec 3 médailles, Mégane Parthenay avec 2 prix et Benoit Billy (Ayron) avec 1 médaille. Ce dernier remporte repart aussi avec une nouvelle plaque à accrocher dans la race Rouge de l'ouest.

Enjeux de filière

Un engagement des éleveurs tout autant applaudi par Patrick Soury. Éleveur en Charente, il est aussi président du GIE Centre Ouest, qui œuvre pour faire progresser la qualité de la viande produite et faciliter la commercialisation des carcasses. "Nous comptons 600 éleveurs engagés dans nos démarches, soit 190 000 brebis". Dans la Vienne, 190 agriculteurs produisent chaque année 80 000 brebis. "Nous résistons plutôt bien à la baisse de la consommation", assure Patrick Soury, qui rappelle que le GIE est le premier organisme de défense et de gestion de France en termes de volumes.

Mercredi, la structure organisait également sa désormais traditionnelle vente aux enchères. Une opération qui permet souvent d'atteindre des prix largement au-dessus des cours. Les 6 lots de 3 animaux qui étaient proposés à la vente, dont deux originaires de la Vienne (des élevages de Philippe Berger à Nieuil-l'Espoir et Vincent Bossis à Vernon) se sont vendus entre 2 700 et 3 200 euros. Alors quand on demande si avec ce type de vente, on ne vend pas un peu du rêve, Patrick Soury rappelle que "c'est surtout l'excellence qu'on vend !"

Des montants qui sont d'ailleurs divisés à parts égales entre tous les éleveurs qui participent à la vente aux enchères.

Une vente durant laquelle un hommage appuyé a été rendu à Boris Labrousse, animateur du GIE Ovin, disparu en novembre dernier, qui avait beaucoup œuvré pour cet évènement. 

Des médailles et prix de vente qui n'effacent pas les difficultés de la filière. "Nous avons un gros challenge pour le renouvellement des éleveurs, mais aussi des responsables" rappelle Patrick Soury.

Dans les assiettes

Parmi les clients des éleveurs, il y a notamment les restaurateurs, comme Thomas Fournier. Pour son restaurant La Châtellenie, à Availles-Limouzine, il a acheté l'été dernier une dizaine de carcasses entières. Ce qui lui permet de proposer des plats très variés durant la grosse période de production, du navarin d'agneau au pâté en croûte, en passant par des morceaux cuits en basse température. "On ne choisit pas la facilité, en travaillant tous les morceaux, mais c'est un peu un défi, et j'aime ça !". L'objectif du chef est aussi de faire découvrir l'agneau aux plus jeunes, en proposant, comme il l'a fait cette semaine au Sia, des préparations surprenantes : croque-monsieur, paninis, et autres burgers à l'agneau. "On aime montrer différentes façons de manger de l'agneau". Et s'il aime aussi travailler cette viande, c'est aussi pour son ancrage local. "Pour les touristes que nous accueillons au restaurant, c'est un produit emblématique. Dans les alentours, on voit des moutons partout dans les champs".

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