Moissons
L’humidité fait gonfler les rendements
Moissons
Fin juin Lionel Roux moissonnait les orges. Les rendements sont bons. En blé, le céréalier de Saint-Jouin-de-Marne s’attend à des résultats hétérogènes d’une parcelle à l’autre.

Lionel Roux est dans l’ensemble assez optimiste quant aux résultats qui s’annoncent.
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C. P.
Le 27 juin, la coupe de la moissonneuse-batteuse de Lionel Roux avalait ses premiers épis de l’été 2012. Trois semaines plus tard qu’en 2011, les 24 hectares d’orge de l’exploitation céréalière située à Saint- Jouin-de-Marne livraient leur rendement. « 60 quintaux au cœur du bassin-versant des sources de Seneuil contre 40 quintaux l’an passé. 75 à 80 quintaux de moyenne sur le reste de l’exploitation. »
A quelques jours de l’ouverture du chantier de récolte des colzas, Lionel Roux est dans l’ensemble assez optimiste quant aux résultats qui s’annoncent. Avec l’humilité qui caractérise ceux dont l’avenir dépend aussi de la météo, il pondère : « Tant que le grain n’est pas rentré, rien n’est gagné ».
Si les caprices du temps ne viennent pas perturber la récolte, d’ici trois semaines à un mois, colza, blé dur, blé tendre et pois seront moissonnés.
Sur les orges, l’exploitant affirme avoir été surpris par les résultats. « Je m’attendais à un rendement inférieur », confirme-t-il. Particulièrement sur le secteur du bassin-versant des sources de Seneuil où les épandages d’azote, conformément aux recommandations des techniciens, ont été tardifs. « Après le 15 février », précise l’exploitant quelque peu déçu. Au moment des apports, les cultures étaient en stress hydrique. « Elles n’ont pu valoriser l’azote. Le tallage s’est mal déroulé. Sur l’orge les conséquences sont moindres. Tant mieux. Sur le blé je m’attends à des rendements très hétérogènes d’une parcelle à l’autre. C’est bien dommage », commente-il.
Cette zone céréalière du nord-est du département se caractérise par des sols peu profond. « L’idéal chez nous, c’est 30 millimètres d’eau tous les 15 jours », sourit l’agriculteur. Fréquentes depuis le mois d’avril, les pluies ont fait défaut en mars. « Les blés ont également souffert du froid. La neige au cœur de l’hiver a détruit du potentiel, le manque de chaleur au printemps a favorisé le développement des maladies. » Évoquant un à un les événements climatiques de l’année, le céréalier dresse un tableau qu’un néophyte jugerait noir. Lui, ne fait que constater. L’agriculture n’est pas une science exacte. Seule l’annonce des rendements lui permettra de juger son année. Ce mercredi 4 juillet, il a bon espoir.
« Les prix devraient être soutenus »
« Nous subissons le dictat des grosses régions productrices », recadre Olivier Arnaud, responsable céréales du groupe Vendée Sèvre Négoce (VSN). L’augmentation de la production française de céréales à paille pronostiquée par les services de FranceAgriMer n’influencera pas le marché marqué à la hausse ces dernières semaines. 10% de céréales à paille en plus en 2012 c’est environ 5 millions de tonnes supplémentaires. Une goutte d’eau dans l’océan mondial des céréales.
Si l’état de la production française influence peu le marché mondial, en revanche l’effondrement du potentiel des Etats-Unis, dont l’agriculture est bousculée par une forte sécheresse, comme les problèmes de disponibilité redoutés sur les blés et orges en provenance des pays de l'Est, font réagir l’Euronext. « En tendance, cette année, les prix devraient être soutenus, juge Olivier Arnaud. Le monde de l’élevage risque encore de passer quelques mois difficiles. Actuellement, en prix spot portuaire, le blé se négocie à 250 euros la tonne, le colza à 500 euros la tonne, décrit l’observateur. Les positions sur la récolte 2013 s’arbitrent à 200 euros la tonne. » Un niveau qui suggère que les opérateurs n’attendent pas de modification des conditions commerciales dans les mois à venir.
Avec des rendements promis à la hausse par rapport à 2011, les céréaliers devraient cette année pouvoir refaire les trésoreries. Olivier Arnaud place toutefois un bémol au regard des premiers résultats enregistrés sur la qualité du grain. « Les points de protéines manquent. Aux alentours de 10,5 ou 11, nous sommes en dessous du niveau des contrats. »
A quelques jours de l’ouverture du chantier de récolte des colzas, Lionel Roux est dans l’ensemble assez optimiste quant aux résultats qui s’annoncent. Avec l’humilité qui caractérise ceux dont l’avenir dépend aussi de la météo, il pondère : « Tant que le grain n’est pas rentré, rien n’est gagné ».
Si les caprices du temps ne viennent pas perturber la récolte, d’ici trois semaines à un mois, colza, blé dur, blé tendre et pois seront moissonnés.
Sur les orges, l’exploitant affirme avoir été surpris par les résultats. « Je m’attendais à un rendement inférieur », confirme-t-il. Particulièrement sur le secteur du bassin-versant des sources de Seneuil où les épandages d’azote, conformément aux recommandations des techniciens, ont été tardifs. « Après le 15 février », précise l’exploitant quelque peu déçu. Au moment des apports, les cultures étaient en stress hydrique. « Elles n’ont pu valoriser l’azote. Le tallage s’est mal déroulé. Sur l’orge les conséquences sont moindres. Tant mieux. Sur le blé je m’attends à des rendements très hétérogènes d’une parcelle à l’autre. C’est bien dommage », commente-il.
Cette zone céréalière du nord-est du département se caractérise par des sols peu profond. « L’idéal chez nous, c’est 30 millimètres d’eau tous les 15 jours », sourit l’agriculteur. Fréquentes depuis le mois d’avril, les pluies ont fait défaut en mars. « Les blés ont également souffert du froid. La neige au cœur de l’hiver a détruit du potentiel, le manque de chaleur au printemps a favorisé le développement des maladies. » Évoquant un à un les événements climatiques de l’année, le céréalier dresse un tableau qu’un néophyte jugerait noir. Lui, ne fait que constater. L’agriculture n’est pas une science exacte. Seule l’annonce des rendements lui permettra de juger son année. Ce mercredi 4 juillet, il a bon espoir.
« Les prix devraient être soutenus »
« Nous subissons le dictat des grosses régions productrices », recadre Olivier Arnaud, responsable céréales du groupe Vendée Sèvre Négoce (VSN). L’augmentation de la production française de céréales à paille pronostiquée par les services de FranceAgriMer n’influencera pas le marché marqué à la hausse ces dernières semaines. 10% de céréales à paille en plus en 2012 c’est environ 5 millions de tonnes supplémentaires. Une goutte d’eau dans l’océan mondial des céréales.
Si l’état de la production française influence peu le marché mondial, en revanche l’effondrement du potentiel des Etats-Unis, dont l’agriculture est bousculée par une forte sécheresse, comme les problèmes de disponibilité redoutés sur les blés et orges en provenance des pays de l'Est, font réagir l’Euronext. « En tendance, cette année, les prix devraient être soutenus, juge Olivier Arnaud. Le monde de l’élevage risque encore de passer quelques mois difficiles. Actuellement, en prix spot portuaire, le blé se négocie à 250 euros la tonne, le colza à 500 euros la tonne, décrit l’observateur. Les positions sur la récolte 2013 s’arbitrent à 200 euros la tonne. » Un niveau qui suggère que les opérateurs n’attendent pas de modification des conditions commerciales dans les mois à venir.
Avec des rendements promis à la hausse par rapport à 2011, les céréaliers devraient cette année pouvoir refaire les trésoreries. Olivier Arnaud place toutefois un bémol au regard des premiers résultats enregistrés sur la qualité du grain. « Les points de protéines manquent. Aux alentours de 10,5 ou 11, nous sommes en dessous du niveau des contrats. »