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FCO
Priorités à la vaccination des broutards

Les professionnels de l’élevage de la région s’impliquent dans la course contre la montre engagée contre la FCO. Mais pas de vaccination pour les ovins et caprins avant juin.

Dans le monde de l’élevage, on n’hésite pas à qualifier de grave la progression de FCO.  La semaine dernière aux Ruralies, le groupe de travail régional, réuni sous la présidence de Jean-Luc Mathieu, estimait « qu’une course contre la montre était engagée » pour limiter les effets de la maladie (1).
Le représentant de la chambre régionale d’agriculture insistait pour que les premières vaccinations interviennent « au plus tôt » en fonction de l’arrivée des vaccins. Parallèlement, même si son efficacité n’est pas avérée à 100%, les conseils de désinsectisation seront donnés en attendant le vaccin afin de diminuer la présence du virus dans les cheptels. « Cette précaution n’empêche pas les animaux d’être malades, mais ils seront moins atteints et seront moins nombreux à l’être. »

Nécessité des vaccins
Les broutards destinés aux échanges avec l’Italie vont être vaccinés – par les vétérinaires -, dans les prochains jours. Les doses devraient être disponibles cette semaine.
Pour les ovins et caprins, on insiste dans la région sur la nécessité « d’efforts particuliers » compte tenu de leur forte sensibilité à la maladie, et de ses effets sur la fertilité et la gestation des animaux. Les doses les concernant seront disponibles en juin. Pour les bovins reproducteurs, le vaccin doit arriver en juin et juillet. Un rappel annuel est prescrit.
Selon les membres du groupe régional, ce plan de vaccination contre le sérotype 8 (nord de la France) arrive un peu tard. En hiver, alors que les animaux sont à l’abri, la vaccination aurait été plus simple. Ils rappellent que pour ce type de maladie, la vaccination est facultative et que, selon la position du ministre, le vétérinaire peut déléguer l’acte à l’éleveur pour vacciner les ovins, caprins et bovins hors export.
Le coût du vaccin est pris en totalité en charge par l’Union européenne, mais l’acte lui-même n’est pris en charge qu’à hauteur de 50%, avec un plafond de 2 euros par bovin (deux injections) et de 0,75 euros par  ovin, pour une seule injection.
G. R.
(1) Groupe comprenant les chambres d’agriculture, la FRSEA, la FRGDS, les filières animales (groupement de promotion Lait-Viande, Association régionale ovine) les DSV.

Michel Barnier, « Un plan de maintien des animaux sur les exploitations est étudié » 

 

La décision italienne étant contraire au droit européen, pourquoi la France ne dépose-t-elle pas de recours juridique à Bruxelles comme le réclament les éleveurs français ?
Concernant l’activation de la clause de sauvegarde par l’Italie, j’ai demandé à la Commission européenne, dès l’adoption de la mesure par les autorités italiennes, de faire appliquer les règles communautaires.  La règlementation européenne prévoit que des procédures contradictoires doivent être menées par la Commission en cas de désaccords entre Etats membres. J’ai demandé à nouveau cette semaine que cette mesure unilatérale soit levée et que l’on revienne dans les meilleurs délais à l’application de règles communautaires harmonisées. Si cette demande n’aboutissait pas dans les tout prochains jours, la France serait dans l’obligation d’utiliser toutes les voies judiciaires de recours possibles, y compris devant les tribunaux italiens afin de préserver les droits de nos éleveurs et de nos entreprises de commercialisation des animaux.

Selon les professionnels, sur une période de mars à mai, le nombre de broutards qui seraient perdus à l’exportation se chiffrerait à 200 000. Qu’est-il prévu pour ces animaux ? Un plan de repousse et d’engraissement ?
Selon la BDNI (Base de données nationale d’identification), 380 000 animaux ont été exportés pendant les trois mois de mars, avril et mai de l’année 2006. Cette période 2006 nous permet d’avoir une situation avant les perturbations survenues avec l’apparition de la FCO. Les animaux qui ne sont pas exportés cette année peuvent être gardés sur les exploitations ou réorientés vers le marché national, en particulier vers des ateliers d’engraissement.

Le gouvernement français prévoit-il de mettre en place des aides financières pour les exploitations qui ne peuvent plus vendre leurs bovins vers l’Italie ?

Des discussions sont actuellement menées avec les professionnels pour identifier les mesures de soutien qui pourraient être envisagées face aux perturbations du marché d’export. L’engraissement peut être une option mais un plan de maintien des animaux sur les exploitations en vue de les exporter dans un deuxième temps comme animaux demi finis vers l’Italie est aussi étudié.

Les vétérinaires accusent le gouvernement de s’être désengagé du programme de vaccination en laissant volontairement un flou sur l’acte de vaccination, permettant aux éleveurs de le réaliser eux-mêmes. Ils estiment que cela va conduire à une désorganisation du dispositif de surveillance sanitaire. Que leur répondez-vous ?
Sur le plan légal, il faut rappeler que l’acte de vaccination des animaux est un acte vétérinaire qui doit donc être réalisé par des vétérinaires. Dans le cadre des exportations en particulier, personne ne souhaite prendre le risque d’avoir le statut d’animal immunisé remis en question par les autorités italiennes. C’est bien le certificat vétérinaire qui atteste de la validité de la vaccination. Ce que j’ai dit concernant la vaccination c’est que la Commission prendra en charge 50% de la campagne, que l’Etat assurera le paiement direct des aides européennes aux vétérinaires, que la vaccination sera facultative et que son organisation et la facturation aux éleveurs seront traitées dans le cadre des relations habituelles qui existent entre les vétérinaires et leurs clients. Cela ne remet pas en cause le rôle des vétérinaires.    
PROPOS RECUEILLIS
PAR ADRIEN CAHUZAC

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