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Jeune agriculteur
Quand l’installation tient à un permis de construire

Au Gaec Lactagri, à Aiffres, la relève est presque assurée : deux porteurs de projet sont dans l’attente de la construction d’un nouveau bâtiment, essentiel pour pérenniser l’exploitation.

Au Gaec Lactagri, sur la commune d’Aiffres, les cinq associés attendent depuis maintenant dix ans de concrétiser leur projet de nouveau bâtiment. L’exploitation, qui compte 720 ha de SAU, est aujourd’hui dispersée sur cinq sites : deux sites de production avec 200 vaches laitières et trois pour les 105 génisses. Les bâtiments sont en fin de course pour certains et encerclés par les habitations. Mais sans relève assurée, les associés ont préféré attendre avant de faire des investissements. Ils ont alors pris deux jeunes en apprentissage : Antoine Madier et un autre parti depuis, remplacé par François Arneau. Aujourd’hui, le projet d’installation de ces deux jeunes agriculteurs tient au permis de construire du nouveau bâtiment.

Prêts à s’installer

L’installation d’Antoine et François est prévue pour le 1er avril 2021. « En sortant de l’apprentissage, j’étais un peu jeune pour m’installer, témoigne Antoine Madier, salarié du Gaec depuis huit ans. J’ai pris le temps de connaître les associés. Je me sens prêt aujourd’hui ». Quant à François Arneau, il a un frère qui est déjà associé du Gaec. Dès qu’il a entendu parler de la construction d’un nouveau bâtiment, il a voulu être de la partie. Cela fait maintenant deux ans qu’il travaille sur l’exploitation.

Antoine s’est spécialisé dans les céréales et l’entretien du matériel agricole, François a plus l’âme d’éleveur. Deux profils complémentaires pour renflouer l’équipe, qui n’a pas trouvé de repreneurs afin de remplacer les trois associés déjà partis à la retraite. Ce sont trois autres départs qui se profilent dans les dix prochaines années.

La demande du permis de construire étant déposée depuis le 10 juin, les jeunes agriculteurs doivent attendre encore six mois avant d’y voir plus clair. Sans bâtiment, leur installation est compromise, ou bien l’un des deux seulement pourra rester. « Si ça ne se fait pas, il n’y aura plus de vaches à l’avenir », assure François.

De salarié à chef d’entreprise

Didier Sabourin, l’un des associés du Gaec, voit des signes encourageants à l’aboutissement du projet. « La mairie est plutôt contente qu’on se délocalise », estime-t-il. Le temps d’instruction, qui va correspondre au temps du parcours à l’installation, est une période à mettre à profit pour que les deux salariés deviennent de véritables chefs d’entreprise. « Ils vont devoir prendre des décisions et arbitrer, explique Didier Sabourin. Pour ça, il faut qu’ils se familiarisent avec les chiffres ».

Antoine et François ont commencé leur PPP (Plan de professionnalisation personnalisé) à la chambre d’agriculture, avec un peu de retard dû au confinement. Pour l’étude économique, ils préfèrent encore attendre.

Le projet a suscité quelques rumeurs dans les rues d’Aiffres sur la taille de la future exploitation : « on va monter le troupeau à 210-220 vaches laitières, pas plus ! », rassure Antoine Madier. Le Gaec ne veut pas s’agrandir, juste regrouper le troupeau au même endroit. Ils ont choisi le site de Martigny, entre l’autoroute et la voie ferrée, loin des maisons.

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