Viticulture
S’installer et bénéficier d’un tuteur en appui
Voilà maintenant un peu plus d’un an que Floriane Dupuy s’est installée comme pépiniériste viticultrice, à Courcoury. Elle poursuit son chemin avec un «tuteur», qui vient en appui.
Voilà maintenant un peu plus d’un an que Floriane Dupuy s’est installée comme pépiniériste viticultrice, à Courcoury. Elle poursuit son chemin avec un «tuteur», qui vient en appui.
Son installation est toute récente (en janvier 2020) mais lorsqu’on écoute Floriane Dupuy, (lors de la journée installation de JA 17) sa détermination et sa motivation, sa vision du travail donnent l’impression qu’elle baigne dans ce milieu depuis de très nombreuses années. Titulaire d’un BTS ACSE à l’Oisellerie, la jeune femme issue du monde agricole (son frère a repris l’exploitation familiale), ne se satisfaisait pas de ce diplôme. «Il me manquait la viti-oeno». Ce sera chose faite avec l’obtention d’une licence, toujours au sein de cet établissement. Elle bifurque pendant trois ans du côté de Groupama, comme conseillère agricole. Puis, elle travaille comme salariée chez Mickaël Lys, pépiniériste à Pérignac, qui est aussi un membre de la famille. «Mickaël m’a proposé un projet d’installation en tant que pépiniériste viticole.
L’idée m’a plu d’avoir un appui sans lui faire de la concurrence. Le métier de pépiniériste est très complexe à assimiler. Pouvoir bénéficier de conseils d’un tuteur est un avantage. Sans lui, je ne serais pas là ! De plus, il est de la famille, c’est rassurant» explique la jeune femme. De son côté Mickaël Lys reconnaît que «l’école n’apprend pas ce métier» et explique que la première année, il faut des greffons, des pieds-mères, bref, de la matière première ! Floriane et Mickaël ont su trouver leurs marques : il est le fournisseur de matière première et le principal acheteur de la jeune pépiniériste. Ils ont du matériel en commun pour les travaux. En réalisant cette opération de tutorat, Mickaël Lys concède qu’il lui était difficile de gérer une croissance importante de plants. «Réaliser 200 000 plants ou 6 millions ce n’est pas la même chose», indique-t-il en évoquant la gestion du risque qui devient de plus en plus grandissante.
La jeune femme souligne l’expérience de Mickaël, l’évolution de son travail, la notion de partage, d’échanges, leur complémentarité. «Le fait d’avoir travaillé ensemble pendant un an a été un test» explique Floriane Dupuy. Il est maintenant question de mutualiser le salariat avec notamment Maxime, le conjoint de la jeune femme qui est en céréales.
Entre son projet initial et son installation, «j’ai eu une opportunité pour acheter 20 ha de terre. Ce n’était pas prévu» précise-t-elle. Son expérience au sein de la compagnie d’assurance lui a apporté certainement un oeil avisé sur la notion du risque. Un bâtiment de 105 m2 est dédié à l’activité de pépinière viticole. Elle a obtenu une DJA. Son installation a été rapide, puisqu’elle a poussé les portes du Point Accueil Installation, en janvier 2019. La Chambre d’agriculture est également intervenue pour monter le projet avec les bons ratios et réaliser une étude économique «qui vous ressemble» ajoute Jérôme Mazoin, conseiller installation à la Chambre d’agriculture.