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Un fonds agricole pour faciliter l'accès au foncier

Terres Invest, un fonds d'investissement en foncier agricole, a acquis récemment 80 ha de surfaces céréalières à Marnay. Une opération qui a permis à Baptiste Delporte de s'installer.

Baptiste Delporte s'est installé à Marnay, notamment grâce à Terres Invest, investisseur en foncier agricole.
Baptiste Delporte s'est installé à Marnay, notamment grâce à Terres Invest, investisseur en foncier agricole.
© Marine Nauleau

La société de gestion indépendante spécialisée dans l'investissement dans les PME régionales françaises, Vatel Capital, a créé l'année dernière un fonds d'investissement dédié à l'acquisition de terres agricoles, et baptisé Terres Invest (société civile à capital variable).

Après l'Orne, le Cher, et la Gironde, c'est dans la Vienne que Terres Invest vient de faire une nouvelle acquisition de surfaces agricoles. L'opération porte sur 80 ha (dont 70 ha irrigables) de terres céréalières, à Marnay. "Le but, avec ce fonds d'investissement, premier véhicule d'investissement en foncier agricole éligible à l'assurance-vie, est de se constituer un portefeuille de terres agricoles pour des jeunes qui veulent s'installer, ou des exploitations qui envisagent un développement de leur activité", confie Mathieu Lambert, directeur général de Vatel Capital. "Notre priorité va à l'achat de terres exploitables, orientées grandes cultures. Mais on n'exploite pas, et on n'achète pas de matériel. On est un fond de portage. On est plutôt acheteur de surfaces importantes, comprises entre 50 ha et 200 ha. En moyenne, depuis le début, ce sont des acquisitions de 100 ha, et ça a été majoritairement pour des installations de jeunes. Ici, les 80 ha étaient composés de neuf îlots appartenant à la même personne. Ils ont été réunifiés en un seul tenant, en y intégrant tous les accès nécessaires pour faciliter l'exploitation. Notre intervention fait sens, car les jeunes ont besoin d'être aidés pour l'acquisition de foncier. On joue le rôle de soutien, de levier financier pour leur permettre de concrétiser leurs projets. Le loyer que l'on propose correspond à l'indice national du fermage".

Pas viable autrement

À Marnay, Baptiste Delporte a saisi l'opportunité pour s'installer, sur 100ha, dont 80ha porté par Terres Invest. "J'avais entendu parler de la société d'investissement via une agence immobilière spécialisée dans les domaines agricoles. De toute façon les banques ne me suivaient pas sur mon projet d'installation. Sans ce portage avec Terres Invest, je ne pouvais pas m'installer" explique l'agriculteur de 20 ans. Il n'avait pas manqué de se renseigner sur la société d'investissement. "On a conclu un bail rural de 18 ans. C'est important de s'assurer que la société est viable. Et là, c'est 100% français. J'ai été bien conseillé et les échanges avec la société d'investissement ont été bons. Ils connaissent le milieu agricole, ça aussi c'est important de voir qu'ils connaissent l'agriculture" précise Baptiste Delporte, soutenu aussi par sa famille, comme son papa, salarié agricole dans la Vienne. Le jeune installé est donc plutôt satisfait du déroulement des opérations, même si elles ont pris un peu plus d'un an. "C'est toujours trop long et on passe par de nombreuses étapes qui, chaque fois, remettent le projet en question. Mais on finit par y arriver mais c'est sûr qu'il faut être motivé" sourit Baptiste Delporte. Il pense au processus classique de la Safer, avec parution au journal officiel pour permettre une candidature ouverte. Celle aussi de la DNJA, et la complexité des nouveautés administratives. Mais Baptiste Delporte a aussi eu de belles surprises, comme le choix du cédant. "Nous étions plusieurs en lice et il a choisi un jeune et qui plus est, hors cadre familial. C'est encourageant d'avoir sa confiance. Et il est toujours disponible quand j'ai des questions. La transmission a été très transparente " précise Baptiste Delporte. Actuellement également salarié dans une exploitation céréalière de la Vienne, mais malheureusement prochainement licencié, Baptiste Delporte est à la recherche d'un nouveau contrat car il a bel et bien l'intention de garder la double activité. "Je ne peux pas vivre sur 100 hectares" ajoute t-il. Et d'autant plus quand la météo n'est pas clémente. Pour cette année, il n'a d'ailleurs pas pu semer les 35 hectares de blé et autres céréales sur lesquelles il comptait. Il mise désormais sur les cultures de printemps, maïs et pois potager. Il souhaite s'orienter vers la production de semences.

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