Diversification
"Ce n'est pas la race qui compte, c'est le produit fini"
Installé à Boismé depuis 2015, Guillaume Gatard élève la Charolus, croisement de Charolaise et d'Angus, ainsi que des bœufs jersiais, pour la restauration gastronomique.
Installé à Boismé depuis 2015, Guillaume Gatard élève la Charolus, croisement de Charolaise et d'Angus, ainsi que des bœufs jersiais, pour la restauration gastronomique.



Sans doute la campagne bressuiraise manquait-elle de couleurs quand Guillaume Gatard y a posé sa valise, pour qu'il décide de diversifier un peu la robe des vaches qui y paissaient.
Le fils d'agriculteur de Boismé, qui a suivi un cursus d'ingénieur à l'Esa d'Angers, a roulé sa bosse chez Evialis (nutrition animale), avant une opportunité inespérée en 2015 : 125 ha et des bâtiments d'élevage libérés à moins d'un kilomètre de l'exploitation familiale. Bien qu'arrivé " avec une multitude d'idées en tête ", Guillaume débute son métier d'agriculteur en prolongeant l'activité de l'exploitation : 140 vêlages en naisseur-engraisseur charolais, et l'engraissement de taurillons. " Au bout d'un an, j'étais à genoux. Le temps de travail était important, le produit d'exploitation faible, sans retour qualitatif sur la production ".