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Jeunes installés
À l’Epinais, la relève est assurée… en famille !

Entre Chiché et Bressuire, la Ferme de l’Epinais passe petit à petit le flambeau à la jeune génération. Et elle ne manque pas d’idées et d’énergie.

© Chloe Poitau

Ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. « Papi et Mamie avaient une âme de marchands d’animaux. Ils ont acquis l’Epinais et ses 90 ha il y a cinquante ans. Nos pères Christian et Patrice s’y sont installés en Charolaises et ovins dans les années 80 ».

Octave et Étienne Charrier, qui racontent l’histoire, ont 21 et 23 ans, mais déjà une forte détermination. « Nous sommes installés depuis janvier, à la place de Patrice, qui a pris sa retraite. Et il n’y a pas à tortiller : on aime ça » !

Les deux jeunes gens affirment ne pas pouvoir faire autrement que travailler à l’Epinais : « Ce sont nos racines » !

Quant au métier, ils l’ont appréhendé depuis gamin, notamment les aspects de la sélection génétique : « Chaque année, il y avait ce rituel de parcourir la Nièvre à la recherche du meilleur taureau ou de chercher les béliers vendéens dans tout le berceau de la race. Dans ces moments, on voyait l’avenir du troupeau ».

« Tester ce qu’on a vu ailleurs »

S’ils travaillent en famille sur les désormais 210 ha de la ferme, Étienne et Octave ont renforcé leur ouverture d’esprit lors de leurs études.

Le premier est titulaire d’un BTS Acse et d’une spécialisation machinisme, le second d’un BTS PA.

« J’étais en apprentissage dans une ferme de 1 000 brebis », précise Octave, qui est maintenant le patron de l’atelier ovin, comptant 700 têtes.

De ces expériences, les éleveurs ont retenu les idées qui amènent plus de rentabilité : « Pour la première fois, j’ai fait échographier les brebis pour trier les improductives. J’ai aussi regroupé les chaleurs et fait vasectomiser un de mes béliers, qui est là pour mieux regrouper les chaleurs en période de contre-saison car je n’utilise pas d’éponge, ajoute-t-il. Je veille à la sélection des béliers, pour avoir des qualités laitières et une bonne prolificité ».

Étienne, lui, a misé sur le photovoltaïque : 200 kW de panneaux ont été installés en 2021, en plus des 100 kW déjà en place.

« Ça permet de régler les annuités des bâtiments, et les annuités, on en entend parler depuis toujours, évoquent, avec maturité, les vingtenaires. On a toujours calculé avant de faire, on est une entreprise avant tout ».

confort de travail en ligne de mire

L’installation des deux cousins a, comme souvent, rimé avec investissements. En 2021, une nouvelle bergerie a été adossée à celle de 1996. Tous les équipements y ont été pensés pour gagner en temps et confort de travail : ligne d’eau avec abreuvoirs dans chaque case, bloc pharmacie avec eau chaude et frigo, couloir de surveillance… « Les cases d’agnelage sont grand luxe », s’enthousiasme Octave, qui réfléchit à installer un dispositif de caméra mobile, permettant de surveiller à distance le cheptel. Grandir à la ferme a permis aux deux garçons d’observer l’usure physique de leurs parents. Ils mettent tout en œuvre pour épargner leur santé et leur temps libre.

Foisonnement de projets

Les deux éleveurs ont encore de nombreux projets : investir dans une chaîne d’alimentation automatique, des parcs de contention, s’auto-alimenter en électricité, réduire le labour et augmenter la proportion de luzerne et de trèfle dans les assolements…

« Et pourquoi pas devenir sélectionneur ? », pose Octave.

Prochaine étape de taille : l’arrivée de Maxime, frère jumeau d’Étienne, quand la retraite de son père sonnera dans deux ans. « Avec lui, on envisage un atelier de volailles ».

Une production de plus, qui pourra rejoindre les produits que la ferme commercialise en vente directe à près de 300 clients (le reste est vendu à la Caveb et à un marchand).

Travailler en famille peut être source de tension, mais il est surtout source de responsabilité pour Étienne et Octave : « On a toujours disposé d’un droit de décision ».

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