Elevage ovin
Patrick Soury : « Les charges gomment l’embellie des cours »
Éleveur à Oradour-Fanais, Patrick Soury est aussi président national de la section ovine d’Interbev et secrétaire général de la Fédération nationale ovine (FNO). Il décrit la situation de la filière et ses perspectives de développement.
Éleveur à Oradour-Fanais, Patrick Soury est aussi président national de la section ovine d’Interbev et secrétaire général de la Fédération nationale ovine (FNO). Il décrit la situation de la filière et ses perspectives de développement.

Comment se présente l’année 2023 pour la filière ovine ?
Elle se présente plutôt bien en termes de cours. On bat des records depuis deux ans. Mais les charges gomment cette embellie. Par contre, on enregistre une baisse de volume. Pour Pâques, la mévente s’élève à -13 % par rapport à l’année précédente. La mise en bélier a été plus basse ; cet élément joue sur la prolificité, tandis qu’on augmente sur les brebis de réforme. La question est : y a-t-il un rapport avec des décapitalisations suite à la sécheresse ? La consommation est toujours en baisse. L’offre est réduite. La filière assure 45 % de la consommation. Les agneaux d’importation restent chers. Ils avaient connu une hausse ces deux dernières années.
Comment s’organise la filière pour reconquérir les consommateurs ?