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Production laitière
Réforme, ration, monotraite : il est possible de contenir la montée de lait du printemps

Différentes pistes techniques à explorer pour contenir la production de lait de vache naturellement élevée au printemps. 

Une nouvelle étude, publiée en juillet 2020 dans la revue Dairy Science, montre que l'utilisation de 3-nitrooxypropanol (3-NOP), à proportion de 100 mg/kg dans la ration, réduit jusqu'à 40 % les émissions de méthane des troupeaux laitiers.
© Christelle Picaud

Pour relever le défi qui consiste à contenir la production en période de mise à l’herbe, plusieurs leviers techniques peuvent être actionnés. Les techniciens de la chambre d'agriculture des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime font le point.

Il est possible de tarir plus tôt à certaines conditions : Les vaches doivent avoir six mois ou plus de gestation et un niveau de production inférieur à 20 kg de lait. Il est recommandé de réduire les concentrés sur les quinze derniers jours pour baisser la production laitière (création d’1 lot « futures taries » en ration complète). Pour limiter les risques d’infections et d’engraissement des animaux, il est  indispensable de maîtriser le protocole de soin et d’adapter la ration.

Lire aussi : Dans la limite de 5%, les volumes non produits en avril seront payés 320 €/1000 litres

Réformer plutôt estaussi possible, mais pour quel prix ? Attention : le transport des vaches dans leur dernier mois de gestation est interdit.

Distribuer du lait entier (en lieu et place de la poudre de lait) aux veaux qui viennent de naître est facile à faire.  Pour les autres, il faudra organiser une phase de transition d’au moins une semaine. Pour un plan de neuf semaines et deux buvées par jour, 350 à 400 L de lait seront ainsi distribués. 2 à 3 L par repas sur la 1èresemaine puis 3,5 L par repas jusqu’à la 6èmesemaine pour redescendre progressivement à 2 L par repas durant les semaines 8 et 9. Eau, foin/paille et concentré seront servis à volonté en complément. Attention à distribuer un lait de mélange réchauffé à 40°C en ajustant le volume de buvée au taux de matière grasse. Réduire de 0.5 L pour 4 points de TB au-delà de 42-44 G/kg. Eviter le lait issu des vaches malades ou en cours de traitement.

Enfin le principal levier reste alimentaire. Il a l’avantage d’être immédiat et réversible. A partir d’une ration de base bien équilibrée, la logique est de commencer par réduire le concentré de production : d’après les essais menés en fermes expérimentales avec des fourrages de bonne qualité, on obtient une baisse de 0.5 kg de lait/VL/j pour 1 kg brut de concentré de production en moins/VL/j en système tout stock et jusqu’à 0.8 kg de lait/VL/j en système pâturage + fourrages conservés (et davantage en système tout pâturage). Il est aussi possible de limiter l’apport d’une partie du correcteur azoté pour accentuer la baisse de production. Baisser de 1 kg de tourteau de soja, c’est passer d’un rapport de 100 à 90 g de PDIE/UFL avec - 1.7 kg de lait/VL/j et -0.6 g/kg de TB. Plus information sur le site de l'Idele

Pour les systèmes pâturant, il est possible de jouer sur la qualité des prairies à disposition des vaches en lactation. Faire pâturer des parcelles moins laitières et garder les autres à la fauche par exemple, s’il n’y a pas de soucis d’accessibilité.

De manière plus marginale, la monotraite est une option. Elle permet de ne pas réformer, tout en améliorant la rentabilité de la traite et en répondant aux éventuels soucis de main-d’œuvre. Attention à la numération cellulaire. Elle va monter sur trois semaines, et revenir ensuite à son niveau d’avant monotraite. Il faut se lancer si le troupeau est sain. Cette méthode réversible nécessite toutefois un temps d’application de deux mois minimum compte tenu des trois semaines d’adaptation.

Lire aussi : Période de confinement : « Il faut écrêter le pic de production de lait »

 

 

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