Agroforesterie
Trouver la valeur économique des haies bocagères
Régulière et selon quelques règles de bon sens, l’exploitation des haies présente des atouts : production de bois de chauffe et de paillage… Entre temps et argent dépensés à cette activité et les bénéfices obtenus, un équilibre est à trouver.
Régulière et selon quelques règles de bon sens, l’exploitation des haies présente des atouts : production de bois de chauffe et de paillage… Entre temps et argent dépensés à cette activité et les bénéfices obtenus, un équilibre est à trouver.

Dire que les agriculteurs ont un trésor dans leurs haies, ce serait poussé : « Il y en a eu beaucoup de supprimées, pour faire passer des engins et économiser en temps et carburant », retrace Steve Gentil, éleveur de bovins à Mazières-en-Gâtine.
Sur sa ferme où il travaille avec son père, quelques haies ont été enlevées en travers des parcelles de cultures, mais le linéaire total restant est compris entre 70 et 100 km : « ça permet la contention des animaux et l’ombre pour le pâturage tournant, et ça tient les rives en bord de cours d’eau », argumente-t-il.
Leur entretien toutefois n’est pas anodin : « Il faut compter environ 100h par an sur la tailleuse à haies, renseigne l’éleveur. Si nous le faisions faire par une entreprise, ça représenterait 6000€ ».